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De passage à Dakar après un bref séjour au Maroc, le vice-président de la Nba, directeur général de Nba-Afrique et Fondateur de Seed academy, Amadou Gallo Fall, a fait un tour au Cneps de Thiès mercredi dernier pour honorer l’équipe féminine U16 de Seed, vainqueur d’un tournoi au Maroc. Occasion pour faire le point sur l’actualité de la balle orange.

Nba Africa game à Dakar : «Dans très peu de temps, on va être fixé»
«On n’est toujours pas en mesure de communiquer officiellement là-dessus. Mais au niveau de la Nba, on est très motivé et on continue à avoir des discussions. C’est vrai qu’il y avait une grande raison le mois dernier pour faire une pause à cause de l’élection (Présidentielle). Je suis très heureux que tout ce soit très bien passé. On a passé ce cap dans la paix, la sérénité. La maturité des Sénégalais a prévalu. Nous continuons de rester une grande démocratie. Mes félicitations au Président Macky Sall qui vient d’être réélu. Je pense qu’il y a énormément de très bons projets pour la jeunesse dans lesquels nous nous engageons. Nous continuons à mener notre combat qui a toujours consisté à donner des outils à notre jeunesse pour qu’elle puisse jouer son rôle dans le développement de notre pays et de notre continent. Maintenant, c’est vrai qu’il y a un deadline, mais je ne veux pas trop m’étendre là-dessus. Je crois que dans très peu de temps, on va être fixé.»

Basketball Africa league
«Pour redynamiser et réorganiser le basket au niveau club»
«C’est un partenariat entre la Nba et la Fiba pour créer cette ligue professionnelle panafricaine. Nous allons commencer avec 12 équipes qui vont venir de 12 pays. Il y a certains pays qui vont être désignés où les champions de ces pays participent automatiquement. D’autres vont passer par les qualificatifs de zone. Si on a pris l’option de commencer par 12, c’est pour créer quelque chose de très compétitif. Mais dans le temps et avec l’intérêt que cela a suscité, je suis sûr qu’il y aura des opportunités d’expansion. Il y a un règlement qui régit la composition des équipes. Par exemple : chaque équipe aura 12 joueurs et sur les 12, 8 doivent être des nationaux et les 4 peuvent être des expatriés. Dans ces expatriés, un doit être obligatoirement Africain, un peut être naturalisé et les deux autres des étrangers. Ils peuvent être des Américains ou d’autres nationalités. Cela dépendra des équipes. Ce qui est intéressant, c’est que cela va redynamiser et réorganiser le basket au niveau club. Surtout qu’il y a des changements avec les fenêtres dans les championnats du monde, l’Afrobasket qui ne va plus se jouer tous les deux ans, mais tous les quatre ans. Il y a cette opportunité extraordinaire. La Nba est connue pour gérer la meilleure ligue professionnelle au monde, d’amener son savoir-faire. Cela va être combiné aux talents qui existent en Afrique, évidemment en collaborant avec la Fiba, pour renforcer les capacités des fédérations des différents pays pour investir plus de moyens dans le développement à la base. Je crois qu’on va créer un produit extraordinaire… Concernant le Sénégal, c’est un pays désigné grâce à sa tradition dans le basket, du talent qui existe dans ce pays, de l’intérêt, de l’engouement, de la passion qui existe au niveau des populations. Nous ne voulons pas organiser des matchs dans des terrains vides. Il est important que le produit sur le terrain soit attrayant.»

Titre des U16 de Seed girls au Maroc : «Important par rapport à toutes nos réalisations»
«C’est un titre que je place à un niveau très élevé. C’est aussi important que toutes les réalisations qu’on a pu faire ici à Seed. Que ce soit avec tous les joueurs qui sont partis jouer dans le très haut niveau. Ces filles, à l’âge de 16 ans, qui sont sorties pour la première fois et qui nous ont très bien représentés, ont vraiment impressionné. Sur le terrain, mais aussi de par leur comportement. Le retour que j’ai eu des organisateurs, il y avait un leadership 100% féminin. C’est pourquoi je tenais à venir célébrer ces filles avec toute la famille Seed, ici au Cneps. C’est là où on voit notre mission se cristalliser. Les garçons ont les aptitudes physiques et s’ils ont les bagages, ils peuvent aller monnayer leurs talents sans aucun doute. Par contre, l’opportunité n’est pas la même avec les filles. Mais le message qu’on lance est le même. Il faut travailler et être sérieux par rapport à l’éducation. On voit que ces filles apprennent cela à la lettre. Elles symbolisent notre rêve de bâtir ce citoyen du monde et nous représenter n’importe où. Nous sommes dans une ère nouvelle. Je suis persuadé que l’Afrique n’ira pas loin si on continue à ignorer plus de la moitié de la population. Notre mission et notre vision à travers la création de Seed ont toujours été d’inciter, de contribuer au développement socio-économique de l’Afrique. Aujourd’hui, on a quelque chose comme 11 filles qui sont aux Etats-Unis et dans de grosses universités. Elles ont des rôles importants dans ces équipes. Le résultat est là. On a beaucoup appris dans ces 20 ans d’existence de Seed. Avec le projet des filles, nous avions la foi qu’elles allaient faire ce qu’elles avaient à faire. Il faut continuer à faire des résultats autant au niveau basket, autant dans les salles de classe. On a les mêmes exigences qu’on a avec les garçons. Mais de plus en plus, autant les garçons que les filles, ils vont rester dans le pays. Tout converge maintenant vers l’Afrique. Les autres viennent chez nous. Pourquoi on doit continuer à rêver à sortir ? Il y a énormément de choses qu’on est en train de mettre en place pour créer ces environnements où nos jeunes talents vont aussi bien rêver d’aller dans une grande université d’Amérique, mais aussi trouver des opportunités ici dans le continent. J’ai toujours dit qu’il faut donner aux jeunes garçons et filles qui ont de la passion l’opportunité de jouer au sport. Après, c’est comme la pyramide, ils peuvent aller au plus haut. C’est notre responsabilité de créer les conditions pour que ces jeunes puissent franchir les paliers.»

Qualification Lions au Mondial chinois : «Une grosse fierté…»
«Mes félicitations au coach Abdou et à son staff, à tous les joueurs. C’est une très bonne chose, surtout qu’en 2014, on avait eu un très bon résultat. Je sais que nous aurons toujours les arguments pour pouvoir faire de bonnes choses, d’impressionner sur la scène internationale. C’est toujours une grosse fierté de voir le basketball sénégalais bien représenté sur l’échiquier mondial. Le championnat du monde, c’est quelque chose de spécial. Le talent n’a jamais fait défaut au Sénégal. Et il est respecté partout à travers le monde. On en a partout. C’est pour cela que je suis extrêmement motivé, enthousiasme pour cette Basketball Africa league. Il y a du talent africain partout. Et ces jeunes vont avoir bientôt l’opportunité de rester dans le continent et de gagner très bien leur vie, de monnayer leur talent, au lieu d’aller à l’aventure. Cette ligue va servir de destination pour beaucoup de talents.»

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