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Le coach des Lions s’est dit satisfait de son groupe à l’issue de l’Afrobasket 2017 qui a vu la bande à Gorgui Sy Dieng remporter la troisième place devant le Maroc. Par rapport à son avenir, Porfirio De Fisac dit avoir envie de poursuivre l’aventure en vue des éliminatoires du Mondial 2019.

Comment expliquez-vous le double visage, à Dakar et Tunis, montré par les Lions durant ce tournoi ?
Je pense que le changement a été beaucoup plus difficile à Tunis. A Dakar, j’ai senti beaucoup d’amour et de confort. Mais ici à Tunis, on a pu ressentir ce froid qu’il y avait dans cette salle. Mais je tiens à remercier tous ces fans. Que les gens sachent que les joueurs se sont battus pour ramener cette médaille de bronze au Sénégal. C’était un match très difficile contre le Maroc après l’élimination en demi-finale. Il fallait trouver les mots pour remotiver le groupe.
Quels ont été les mots-clés pour remonter le moral du groupe après la défaite en demi-finale ?
Les joueurs ont tous un grand cœur. De façon générale, au Sénégal, c’est quelque chose qu’on peut voir. Ce sont des gens qui donnent tout ce qu’ils ont. Dans mon discours, j’ai essayé de toucher le cœur des joueurs.
Au-delà de l’absence du public, est-ce que ce n’est pas le collectif qui a fait défaut à cette équipe ?
Il y a plusieurs raisons à cette baisse de régime. On a perdu un seul match durant tout le tournoi, sans être adroit à aucun moment. Quand tu te sens bien dans le match et que le score ne va dans ton sens, c’est en ce moment où tombent les mauvaises décisions de l’arbitrage. A part cela, la responsabilité de cette défaite est celle du coach. Je l’assume.
Comment voyez-vous vo­tre avenir avec cette équipe ?
Aujourd’hui, le championnat se termine. Je remercie la Fédération et le ministère des Sports de tous les efforts qui ont été faits. Je me suis senti aimé et bien traité.
Est-ce que vous avez envie de continuer avec le groupe ?
Bien sûr. Sans aucun doute. C’est un groupe avec un beau futur devant nous. Je pense que mes idées ont été acceptées par l’ensemble des joueurs. Ce n’est pas facile parce que je suis un entraîneur européen qui vient dans un pays étranger. Mais tout le monde a facilité mon travail, autant la Fédération que le ministère.
Comment voyez-vous l’avenir de ce groupe ?
Ce groupe a de l’avenir surtout avec les jeunes. Au niveau des secteurs, comme je l’ai dit depuis le début, le poste de meneur de jeu est un poste-clé. Il faut voir et analyser ces jeunes joueurs. Mais à l’intérieur de l’équipe, il y a déjà un groupe de jeunes joueurs et d’anciens qui peuvent apporter un plus dans cette équipe à l’avenir.
Malheureusement, il y a beaucoup qui devraient partir, comme Malèye Ndoye…
C’est toujours compliqué quand on apprend qu’un joueur prend sa retraite. J’ai adoré travailler avec Malèye Ndoye de par son attitude et sa disponibilité. D’ailleurs c’est une des raisons pour laquelle Xane D’Almeida était avec nous. On a besoin de ce genre d’anciens pour aider le groupe à grandir.
Serez-vous là si on fait appel à vous pour les éliminatoires du Mondial 2019 ?
Pendant l’année sportive, je suis sous contrat avec mon club. Cette année, il y a les fenêtres Fiba en Espagne aussi et le championnat d’Espagne s’arrête pour pouvoir mettre à disposition les joueurs à leurs sélections. Je serai donc disponible à cette période. Si la fédération a envie que je continue, bien évidemment je serai là.

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