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Avec l’exploitation du pétrole et du gaz, certains prédisent un recul de l’activité de la pêche et de la disparition des ressources halieutiques. Ils craignent des impacts négatifs des opérations d’exploitation de ces hydrocarbures sur l’environnement des localités abritant les sites de production d’hydrocarbures.
Mais du côté de la société nationale de pétrole, les experts rassurent. «Toutes les dispositions sont prises pour sécuriser l’environnement et pour qu’il n’y ait un déversement d’hydrocarbures lors des opérations de forage. Les questions liées à l’environnement et à la sécurité demeurent le souci premier de l’opérateur de forage», assure Adama Bodian. Le spécialiste en forage qui intervenait samedi, lors d’un atelier de renforcement de capacités que la société nationale de pétrole (Petrosen) avait organisé à l’intention des membres du Collectif des journalistes économiques du Sénégal sur les enjeux de l’exploration et exploitation pétrolière et gazière, reconnaît toute de même «qu’il y a une pollution sonore et il semblerait qu’il y a des espèces marines qui sont très fragiles à celle-ci. Cela, on n’en disconvient pas. Il y a aussi une pollution atmosphérique et cela n’a rien à voir avec la pêche et les poissons».
A preuve, l’expert de Petrosen à la retraite montre une image vidéo à travers laquelle des poissons rodent autour de la plateforme d’exploration de Saint-Louis offshore profond. «S’il y avait une pollution liée à des hydrocarbures, des poissons ne s’approcheraient pas de la plateforme», minimise l’ingénieur qui n’a toutefois pas manqué de rappeler que «le risque zéro n’existe pas».
Il enseigne aussi que «la durée maximale d’un forage en offshore est de 30 jours, à moins qu’il n’arrive des problèmes qui allongent le temps. Et après les opérations de forage, le dispositif est démantelé. La restriction de la circulation de navires de pêche se limite juste à la période du forage, car le lieu de l’opération est sécurisé sur un rayon de 500 m pour éviter que les pêcheurs s’approchent de la plateforme».
Dans leurs contrats, souligne M. Bodian, les compagnies prennent en charge certains aspects sociaux. Cela, en construisant des écoles, en contribuant à la formation des jeunes, à la couverture sanitaire, entre autres.
dialigue@lequotidien.sn

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