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Longtemps confinée au raffinage, l’activité autour du pétrole va considérablement s’élargir avec le statut de pays producteur pétrolier que le Sénégal va étrenner très bientôt. C’est dans ce contexte que Samba Seck, chef de section à la Société africaine de raffinage (Sar), fait de la formation un challenge qui doit être relevé. «L’activité principale au sujet du pétrole au Sénégal a toujours été le raffinage. Et avec la découverte de pétrole, la formation aux métiers du pétrole doivent considérablement s’élargir. C’est ce challenge qui doit être relevé», a noté samedi le spécialiste invité à la journée portes ouvertes organisée par l’école Gestu middle school. Il a salué à ce titre l’initiative de l’école qui a pu intégrer dans ses programmes des filières de formation axées sur l’industrie des hydrocarbures. «Ce sont des cours qui portent sur les phénomènes physiques de vaporisation, de condensation et de fusion et la physique organique, base du raffinage», a-t-il détaillé pour les notions rudimentaires proposées à cet effet aux élèves de l’école. M. Seck a prédit une explosion de nouveaux métiers tels que le forage, le trading qui devront être pris en compte dans la volonté de produire des professionnels compétents. Pour Abdoulaye Fall, directeur de l’institut et par ailleurs professeur de physique chimie, cette formation démarre dès la classe de sixième. «Il faut d’abord démythifier ces métiers afin que les élèves sachent que ce sont des filières accessibles et qui ouvrent des perspectives», a-t-il argumenté pour étayer l’initiative qui se veut une anticipation pour «préparer le citoyen de demain en lui donnant les outils» pour un secteur qui peut atténuer de manière considérable le chômage des jeunes.
abndiaye@lequotidien.sn

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