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En avril dernier, Birame Diouf, ancien directeur général de Miferso, par ailleurs membre de l’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Asdea), avait annoncé que des experts étaient en train de réfléchir pour mettre en place une nouvelle société, afin d’accompagner l’Etat sénégalais à relever le défi relatif au contenu local. Ce projet est devenu une réalité. Il s’agit de 25 ingénieurs totalisant chacun plus de 25 ans de service dans tous les segments de la chaîne de valeurs du pétrole et du gaz qui ont créé une société à responsabilité limitée dénommée Offshore one. Ils ont jugé nécessaire de s’associer pour offrir des services, appuyer le gouvernement, afin qu’il y ait au Sénégal une politique nationale de contenu local permettant aux populations de tirer le maximum de profits des ressources pétrolières et gazières.
«Créée le 28 juin 2018 à Dakar, Offshore one s’est engagée à participer à l’implantation et au développement de cette nouvelle industrie, au renforcement de capacités. Elle veillera à la gestion des risques industriels liés à l’activité pétrolière», a expliqué hier Lamine Badio, le gérant statutaire de la société, lors d’un point de presse.
Mieux, précise Birame Diouf, «nous nous sommes donné la vision de conseiller, d’aviser, d’alerter les Sénégalais sur les enjeux de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Nous nous acheminons vers une nouvelle industrie du pétrole et du gaz, quelque chose de totalement nouveau pour le Sénégal. Etant donné que nous sommes absents de la recherche, de l’exploration et de l’exploitation, nous avons néanmoins des segments que les Sénégalais devaient s’arroger, par exemple la main-d’œuvre. Notre mission est de conseiller aussi l’Etat à développer une politique de contenu local très volontariste et qui puisse permettre aux hommes d’affaires sénégalais de s’insérer dans cette industrie».
En outre, indique Jean Michel Seck, ancien directeur général de la Société africaine de raffinage (Sar), membre du consortium, Offshore one ne ménagera aucun effort pour le volet de la formation, le renforcement de capacités des Sénégalais. En ce sens, ils ont décidé d’organiser demain à 16h une conférence internationale sur le droit pétrolier dans les locaux de l’Institut africain de mangement (Iam). Avant de décliner ultérieurement leur feuille de route.
dialigue@lequotidien.sn

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