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Des sociétés sénégalaises sont en train de mettre en place un consortium dénommé Senegal petrolium services (Sps) afin de bénéficier des métiers annexes de l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal, selon Birame Diouf, ancien Dg de Miferso, membre de l’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Asdea).

Le secteur privé sénégalais est conscient des enjeux et perspectives des découvertes pétrolières et gazières au Sénégal. Des initiatives sont ainsi en train d’être prises afin d’en saisir les opportunités. Du côté de l’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Asdea) par exemple, les experts ne ménagent aucun effort pour sensibiliser les acteurs du secteur sur les métiers annexes qui seront engendrés par l’exploitation du pétrole et du gaz. Mieux, des sociétés sénégalaises sont en train de mettre en place un consortium dénommé Senegal petrolium services (les services pétroliers du Sénégal), afin de relever le défi relatif au «local content», a révélé mercredi Birame Diouf, ancien directeur général de Miferso, membre de l’Asdea, lors du lancement de l’édition 2018 du Salon international de l’énergie et du pétrole (Siepa). «On a pensé qu’il faut qu’on puisse s’associer au niveau du privé, générer une synergie pour pouvoir offrir des services. Ce groupe va faire du lobbying afin que l’Etat puisse soutenir une politique nationale de contenu local, avec un appui financier conséquent. On a rencontré ainsi le Cos-petrogaz, la marine, le Conseil économique, social et environnemental (Cese). La mise en place de Sps va se traduire par la création d’une fondation du contenu local des opérations pétrolières», explique M. Diouf.
Même si le privé n’est pas encore prêt à 100%, il se prépare à grands pas pour être au rendez-vous et capter les métiers annexes de l’exploitation du pétrole et du gaz. Entre autres activités, l’ancien Dg de Miferso souligne le nettoyage sur les plateformes d’exploitation, la navette du personnel en passant, l’alimentation. Mais, avertit l’ancien directeur général de la Senelec, El Hadji Ibrahima Ndao, vice-président de l’Asdea, «si on ne se regroupe pas, on ne va pas y arriver».
S’agissant de l’édition 2018 du Siepa, elle aura lieu les 3 et 4 mai 2018 à Dakar. «L’édition 2018 rassemblera le 16e sommet de l’énergie et du pétrole et la 4e exposition des professionnels de l’énergie», informe Serigne Dièye, président de l’Asdea, qui ajoute qu’à l’occasion du sommet, les enjeux du développement énergétique seront abordés.
dialigue@lequotidien.sn

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