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«Pour ou contre l’exploitation du zircon dans la zone de Cabadio-Niafrang ?»  Cette question alimente les débats au sein de l’opinion nationale depuis plusieurs mois. Et pour éclairer la lanterne de la presse régionale par rapport à ce lancinant dossier, une vingtaine de journalistes ont été conviés ce week-end à un atelier d’orientation stratégique organisé dans la capitale du Sud.

Cette rencontre à l’actif du Cabinet Harmony group était axée sur les «enjeux de l’exploitation du zircon dans la zone de Niafrang». Un dossier dont la procédure de validation est enclenchée depuis presque 8 ans ; mais qui se heurte à un problème d’appropriation par les populations plus que jamais divisées entre partisans et adversaires du projet. Un projet qui s’étend sur une dune de 6 km localisée dans la zone de Niafrang frontalière de la Gambie voisine.
Seulement, pour le consultant, Ibrahima Diaw, Directeur général d’Harmony Group et animateur de cet atelier, cette tendance oppositionnelle serait la conséquence d’une mauvaise approche communicationnelle par rapport à ce projet. «Je reconnais qu’il y a une faillite dans la communication. Par rapport aux communautés, des choses auraient pu se faire mieux», a martelé Ibrahima Diaw. Pour qui cette session de travail avec la presse régionale constitue une belle opportunité de corriger cette défaillance. Normal donc que cette rencontre d’échanges et de partage ait été mise à profit par le consultant pour distiller une manne d’informations par rapport au processus de l’exploitation du zircon de Niafrang, par rapport à la zone du projet, aux mesures de protection de l’environnement prises par la compagnie Carnegie Astron, au programme de développement sous-tendus par plusieurs avantages socioéconomiques avec les emplois directs et indirects, etc. Et c’est pour indiquer «qu’avec l’exploitation du zircon, la commune de de Kataba I va bénéficier d’une redevance de 0.5% du chiffre d’affaires en plus des taxes qui seront payées par la Compagnie sur toutes les activités qui y seront menées». En outre, soutient Ibrahima Diaw, à partir de l’exploitation du zircon, la compagnie va verser chaque année 240 000 dollars aux communautés ; soit 20 000 dollars par mois, soit près de 12 millions de francs Cfa. Une exploitation et une réhabilitation du site qui vont également, selon lui, faire exploser le potentiel touristique dans cette zone balnéaire avec de nouvelles infrastructures routières, des forages, etc. qui seront mis en place. «La compagnie est disposée à impliquer les populations en tant qu’acteurs et membres dans le cadre du suivi du projet et de la réhabilitation du site», a-t-il indiqué à la presse. Qui en guise de recommandations, a d’abord plaidé pour des visites de terrain dans les sites de Brufut en Gambie et à Diogo dans la Petite Côte, afin de mieux s’imprégner des réalités d’exploitation et de réhabilitation opérées au niveau de ces deux zones ; la presse a ensuite, émis le vœu d’organiser des débats publics entre adversaires et partisans du projet, afin de mieux éclairer la lanterne de l’opinion qui ne sait plus aujourd’hui à quel saint se vouer par rapport à ce dossier.
imane@lequotidien.sn

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