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Photo d’illustration.

Le Conseil départemental de la jeunesse de Vélingara (Cdj) croit en l’agriculture comme une alternative efficace contre l’émigration irrégulière. Il l’avait déclaré avec force, aux jeunes du Fouladou à l’occasion d’un panel qu’il a organisé au mois de mars dernier. Pour allier l’acte à la parole, le président du Conseil départemental et son équipe ont exploité un champ de maïs d’une surface de 5 ha. Vendredi dernier, son président Ismaïla Mané et Cie ont présenté le projet «champ de la jeunesse» à leurs pairs du département. Une présentation qui est suivi d’un échange sur le projet mais aussi de discussion sur la pertinence du choix de l’agriculture comme une activité potentiellement pourvoyeuse d’assez de revenus pour décourager toutes les potentielles candidatures à l’exode rural et à l’émigration clandestine. Ismaïla Mané a expliqué : «C’est un de nos engagements que nous venons de concrétiser après le panel organisé le 11 mars à Vélingara. Nous avons ainsi voulu montrer le bon exemple aux jeunes. Une collaboration avec la Sodefitex, et plus précisément du chef de pôle Ibrahima Ciss ; nous avons exploité dans le centre de formation agricole de Kéréwane, une parcelle de 5 hectares de maïs. La parcelle est labourée et semée. Nous sommes convaincus que les fruits tiendront la promesse des fleurs. Nous demandons aux jeunes d’en faire de même. C’est la meilleure thérapie contre le chômage et l’émigration clandestine.» Les revenus qui seront récoltés de la vente de la production serviront, selon M. Mané, «au financement des différentes activités du conseil». Mais ceci n’est qu’un prétexte pour montrer qu’avec la volonté, chaque jeune peut s’investir dans l’agriculture et en faire son principal gagne-pain… dans la dignité.

akamara@lequotidien.sn

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