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L’Association sénégalaise pour le développement de l’énergie en Afrique (Asdea) ne voit aucun inconvénient dans la diversification des intervenants dans la recherche et l’exploitation de pétrole et de gaz au Sénégal. Au contraire, elle s’en félicite. «Il n’est pas une mauvaise chose que les intervenants dans la recherche et l’exploitation pétrolières soient diversifiés au Sénégal», a déclaré hier, un de ses vice-présidents, Birame Diouf, lors d’une conférence te­nue en prélude à la 15e édition du Salon de l’énergie et du pétrole.
Aujourd’hui, British petroleum (Bp) intervenant dans le secteur des hydrocarbures est devenue l’actionnaire majoritaire dans l’exploitation gazière des deux blocs de Saint-Louis Profond et Kayar Profond. Après cette société britannique, c’est au tour de Total d’officialiser sa participation dans la recherche pétrolière aux larges des côtes sénégalaises.
Pour l’ancien directeur général de Petrosen, Djibril Kanouté «il faut se féliciter de l’arrivée de ces majors». M. Kanouté explique que «c’est de grandes compagnies cotées». En ce qui concerne Total, l’expert précise que la compagnie est là depuis plus de 50 ans. Elle est en terrain connu.
Sékou Fanta Mady Diaïté de l’Association sénégalaise des pétroliers ne dit pas le contraire. En effet, soutient-il, «quand vous mettez les multinationales en concurrence, cela confère une force de négociation au pays hôte. Et cette force est toujours bénéfique pour aboutir à un contrat où le Sénégal serait très satisfait». Cependant, souligne M. Diaïté, «l’Etat devrait prendre les dispositions requises pour tirer le maximum de ses ressources pétrolières et gazières ; c’est-à-dire négocier de très bons contrats de partage, de production. L’Etat devrait également, mettre en place une structure de surveillance pour encadrer tout cela. Une bonne communication serait aussi, utile, afin de permettre aux acteurs qui sont sur le segment aval d’identifier de nouveaux créneaux de l’amont et de pouvoir postuler et gagner des marchés de services. Car, les multinationales vont explorer, forer et exploiter. Autour de cela, tournent beaucoup de prestations de services. Et dans ce segment, l’opérateur sénégalais peut y intervenir».
Prévu pour les 10 et 11 mai, le salon de l’énergie et du pétrole sera, selon Serigne Momar Dièye, président de l’Asdea, orienté vers les grandes évolutions et les perspectives à long terme que devrait connaître le continent dans le domaine de l’énergie. Les sujets de l’amont et l’aval pétroliers, entre autres, seront abordés.
dialigue@lequotidien.sn

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