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L’objectif de 157 mille tonnes de produits exportés pour 2018 n’a pas été atteint, mais l’horticulture sénégalaise peut se vanter d’avoir acquis de belles avancées. C’est l’avis du président de la coopérative des Fédérations des acteurs de l’horticulture, Cheikh Ngane. «L’objectif en 2018, c’était d’arriver à 157 mille tonnes d’exportation. Nous sommes à 122 mille, donc c’est 77 % de réalisation», a d’emblée précisé mardi M. Ngane s’exprimant en marge du bilan de la campagne 2018 au ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural. Pour autant la marche de progression des exportations ne laissent planer aucun doute.  «Le Sénégal est désormais présent sur le marché international pendant presque toute l’année. Avant on était à des années où on avait que cinq semaines seulement par année d’exportation», s’est réjoui le président des acteurs horticoles. «Pendant plusieurs années, on se partageait 5000 tonnes d’exportation (…) Depuis quelques années, il y a une bonne progression régulière des volumes, ce qui nous a valu cette année un niveau record de 122 mille 417 tonnes d’exportation sur plus d’une dizaine de spéculations», a-t-il enchaîné, relevant outre les performances sur la mangue, celles concernant le melon, la pastèque, le haricot vert, la tomate cerise… Première sur la liste, la  mangue doit, selon lui, bénéficier de toutes les attentions avec la concurrence qui sévit dans la sous- région. «Nous avons cette année, mis le focus sur la mangue qui est devenue depuis quatre ans le premier produit d’exportation. Cette année, on a un volume d’exportation de 22 mille tonnes. C’est un produit que nous devons surveiller, car nous la partageons avec tous les pays de la zone Cedeao», a-t-il ainsi noté. Il a plaidé pour la réalisation d’une chaîne aboutie pour davantage booster les exportations horticoles. «Il faut renforcer le dispositif d’infrastructures à usage collectif. Ce sont les centres de conditionnement, des investissements au niveau des ports, de l’aéroport pour davantage sécuriser la qualité et la  fraîcheur des produits. Les produits horticoles ce n’est pas du périssable ; c’est du hautement périssable», a-t-il expliqué.
Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural qui a présidé la rencontre a émis des recommandations entrant dans la politique globale de  «sécurité alimentaire et nutritionnelle». Autosuffisance pour les produits stratégiques, dynamisation de la politique d’exportation et maîtrise des importations : tels ont été les axes des recommandations formulées par Dr Papa Abdoulaye Seck.
abndiaye@lequotidien.sn

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