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Reconstituer un sixième continent, c’est le rêve de l’artiste peintre capverdienne, Misa, à travers son projet Arc-en-ciel.

Misa, à l’Etat civil Maria Isabel Alves née à Praia, île de Santiago au Cap- Vert, a grandi à Lausanne, en Suisse, et fait ses premiers pas dans le milieu artistique aux Beaux-arts d’Abidjan. Elle a accompli un rêve d’enfance : «Le sixième continent.» C’est-à-dire réaliser des ponts de ce triangle par un métissage culturel.
Misa Kouassi, la «Rebela­dos» : Rebel’Art, retournera au Cap-Vert (la source première) pour réhabiliter des villages (Porto Madeira) et ainsi créer des plateformes d’échanges artistiques qui accueillent des artistes de divers horizons. Celle, qui se définit comme héritière du continent de l’oralité, revendique cette oralité comme «une langue vive» qui permet «une interaction qui existe déjà au niveau d’une conscience cosmique».
Misa, «la petite enfant du Cap vert» dit avoir «grandi dans le vouloir du bien de l’autre par un don de soi». Elle prône le métissage culturel à travers sa prose et ses tableaux : regard du silence, la poésie du soleil, les masques, entre autres, résumé dans couleurs arc-en-ciel.
En somme, «Le sixième continent», constitué de petites fresques de visages de femmes en plusieurs exemplaires avec différentes couleurs, l’arc-en-ciel, intitulé : regard du silence qui renvoie à la mère, source de vie. Une façon de redonner à la femme  «la gloire qu’elle possède qui est le don de vie, nous devons la glorifier. Et celui qui peut la glorifier, c’est l’artiste», confesse Mme Kouassi. Le reste de l’expo est constitué de tableaux de visages qui font face à face, interconnectés par un trait d’union qui symbolise le lien entre les éléments de l’univers : hommes, animaux, végétaux.
La connexion entre la prose et la peinture traduit le fait que «nous sommes une composition d’énergie : une lettre qui compose les notes Do, Ré, Mi, Fa, Sol dont la somme fait de la lumière, les couleurs de l’arc-en-ciel. Donc une transmission de toutes ces énergies à travers l’écriture, la peinture, la reconstruction de villages voire la thérapie», dixit Misa. Elle ajoute : «Nous sommes silence et dans le silence nous pouvons conquérir ce qui est la connaissance de tout un chacun.»
En fin de compte, la poésie du soleil, l’amour, le don, l’échange ne changent pas. C’est la perception qui change, comment on est attentif tout au long de la journée envers l’animal, la plante ; comment on écoute son cœur, le rêve, la vie ; comment on participe dans cette voie…

Stagiaire

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