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Son nom renvoie à un bois dur, mais lui travaille sur un bois beaucoup plus mou. Marcel Xavier Venn, artiste plasticien autodidacte, travaille en fait sur des brins d’allumette. «En 1988, alors que j’étais encore fumeur, ma boîte d’allumettes était tombée alors que j’allumais une cigarette. En m’accroupissant pour ramasser la boîte, j’ai vu que les brins éparpillés avec des couleurs différentes présentaient diverses formes. Ça a fait tilt dans ma tête et ça a été le début», a révélé dimanche l’ancien agent d’assurance et d’immobilier à la retraite. «J’ai dû anticiper ma retraite pour me consacrer entièrement à l’art, à mes allumettes», poursuit-il pour témoigner de sa relation avec sa matière de prédilection. «Au fil du temps, je ne cesse de découvrir les potentialités qu’offrent les allumettes que j’utilise sans colorants, pigments ou peinture», a expliqué le plasticien qui a affirmé avoir développé «une technique originale et attachante». Le public venu assister au vernissage de l’exposition Les allumettes nous parlent au centre culturel Maurice Guèye a été agréablement surpris par le travail de l’artiste. «Les Rufisquois ont été stupéfaits de la profondeur et de la richesse de l’œuvre de Marcel qui est arrivé à produire autant d’émotion avec des allumettes», a noté Patricia Diagne, l’administratrice de la fondation, se réjouissant aussi d’avoir accueilli la première exposition de M. Venn dans sa ville natale. «Mon souhait est de mieux faire connaître cette technique qui offre des possibilités esthétiques insoupçonnées», a fait prévaloir l’artiste qui, avant cela, avait fait deux expositions individuelles et participé à quelques expositions collectives. L’exposition Les allumettes nous parlent entre dans le cadre de la 8ème édition du Partcours. Elle se tient du 1er au 15 décembre au centre culturel Maurice Guèye.
abndiaye@lequotidien.sn

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