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Photo d’illustration

Le ministère de la Culture et de la communication, en collaboration avec «Kureel fataliku juli geej gi» de Yoff, tient une exposition sur l’esthétique mouride intitulé «Model de savoir-être, de savoir-faire et de savoir devenir» ainsi que diverses activités. Elles auront lieu à la Galerie nationale d’art, au Grand Théâtre et au Village des arts du 13 au 20 juillet. Ce, pour la valorisation de la religion et pour faire connaître davantage la culture mouride.

Une exposition sur l’esthétique mouride, «Model de savoir-être, de savoir-faire, et de savoir devenir » et diverses activités sur le Mouridisme se tiendront du 13 au 20 juillet 2017. L’ini­tiative est du ministère de la Culture et de la communication, en partenariat avec «Kureel fataliku juli geej gi» de Yoff.  Au lancement, il y aura à la Galerie nationale d’art un vernissage ainsi qu’une cérémonie officielle. Elle sera le lieu de synthèse de l’ensemble de ce qui sera exposé. Il est également prévu des panels avec des thèmes comme l’itinéraire, l’expérience et les mémoires de recherche, voyage à la découverte du terroir et de l’esthétique mouride, la crise de valeurs dans les œuvres de Serigne Mbaye Diakhaté et Cheikh Moussa Ka (poètes mourides).
«Nous allons mettre l’accent sur l’habillement et la culture mouride, la façon de faire du mouride pour faire connaître cette culture au Peuple sénégalais», dixit Cheikh Makhtar Diouf, coordonnateur du comité d’organisation. Le Grand Théâ­tre va être le lieu où sera déployé le volet conférence, informe Mamadou Ndiaye du «Kureel fataliku juli geej gi», avec des démonstrations qui permettront d’illustrer de façon vivante la culture mouride. Au Village des arts, l’on découvrira durant la période la création artistique «qui a été  inspirée par la culture et donc transformer tout ce qui est montré dans les autres sites de façon naturelle, le transformer en expression de la créativité des artistes, par exemple les accessoires et habillements etc.», explique-t-on. Pour Cheikh Makhtar Diouf, par ailleurs président du «Kureel fataliku juli geej gi», évoquer l’esthétique mouride comme model de savoir-être, de savoir-faire et de savoir devenir c’est relever un trait culturel qui contribue fortement à définir l’identité du Sénégal au-delà de l’aspect strictement religieux. C’est la raison pour laquelle «ces points les plus importants, notamment la vêture, l’architecture mouride en général, les mosquées, les concessions et surtout la littérature wolof de Cheikh Moussa Ka et de Serigne Mbaye Diakhaté seront évoqués», a dit M. Diouf.

…Avec la bénédiction du khalife général
Pour sa part, le secrétaire général du ministre de la Culture et de la communication, Birane Niang, a rappelé que le ministère a entrepris depuis quelque temps un cycle d’expositions sur la culture de manière générale, plus particulièrement sur la culture d’essence religieuse. «C’est donc à la suite de cela et après la dernière édition de la prière dite ‘’Fataliku julli geej gi’’ que le ministre s’est rapproché du comité d’organisation pour proposer une exposition sur l’esthétique mouride. Et il y a eu un écho favorable de la part du comité d’organisation de la prière qui se tient chaque année à Diamalaye», fait-il savoir. A l’en croire, le khalife général des Mourides a eu à recevoir le ministre en personne, accompagné de certains de ses collaborateurs. Et à la suite de cette audience, le khalife s’est réjoui de cette exposition et a donné sa bénédiction. Il faut relever par ailleurs que ce projet est une opportunité pour le ministère «de valoriser davantage un pan important de l’identité sénégalaise constituée par les cultures d’essence religieux et toutes les formes de spiritualité». En ce sens, le comité  lance un appel à l’école, car au terme de cette initiative, «les valeurs qui découleront de ce projet iront renforcer le dispositif de notre école, puisqu’il faut une transmission», a mentionné Cheikh Makhtar Diouf.
mfkebe@lequotidien.sn

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