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Le Salon des arts visuels renaît de ses cendres. La 10e édition a été officiellement lancée par le ministre de la Culture et de la communication, Abdoulaye Diop, hier. Le premier prix de dix millions de francs Cfa est allé à l’artiste Abdoulaye Kâ pour sa performance «Sentinelle».

Hier, le Grand Théâtre a presque fait le plein pour le lancement du 10e Salon national des arts visuels. Spectateurs, acteurs culturels, artistes, intellectuels et autorités sont venus attendre le président de la République, annoncé en grand pompe, mais qui a fait faux bond. En effet, Macky Sall s’est contenté d’un passage au vernissage de l’exposition à la Galerie nationale. Cependant, la cérémonie a tenu toutes ses promesses. Présidée par le ministre de la Culture et de la communication Abdoulaye Diop, elle a été un moment d’échange pour les créateurs qui ont décliné leurs doléances. «Le salon est toujours un moment historique, un face-à-face entre le chef de l’Etat et un secteur stratégique. L’histoire se répète comme en 1989. J’avais fait allusion à Louis XIV qui faisait le corolaire entre beauté et grandeur», explique Viyé Diba. L’artiste et enseignant a également listé les préoccupations de ses pairs, notamment les difficultés qu’ont les artistes à se déplacer à travers le monde et l’impératif qu’ils devront avoir quant à une autre vision de la notion de commissaire d’exposition artistique vis-à-vis de l’étranger. Aussi, il demande que les autorités mettent en place un fonds de recherche intellectuelle et l’application de la loi relative au 1%.
Au terme de la cérémonie, des prix ont été remis par le jury à trois artistes, tous établis dans les régions. Il s’agit de Abdou­laye Kâ qui a remporté le premier prix pour sa performance Sentinelle. Il remporte la cagnotte de 10 millions. Le deuxième prix revient à Alioune Ba, auteur de Population, qui obtient 5 millions. Le prix d’encouragement est allé à Papa Samba Ndiaye récompensé à hauteur d’un million. Le prix du jeune créateur est réservé pour le vernissage Seentu ou Espérance.
Ce salon est par ailleurs le lieu de promotion de jeunes artistes, espoirs des arts plastiques et graphiques. Seentu, espérance ou attente, est le champ d’expression de ceux-là le 12 novembre prochain au centre culturel Blaise Senghor. En plus du vernissage principal Seetu ou Miroir, tenu hier, qui est le reflet de nos réalités, il y aura aussi l’exposition Fataliku ou souvenir au Musée Théodore Monod le 13 prochain, en hommage aux pionniers qui ont rendu l’âme. Les 14 et 15 novembre, place aux débats et conférences sur «L’évolution de la création artistique au Sénégal depuis l’indépendance». Ce sera au Musée des civilisations noires.
Stagiaire

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