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La Coalition panafricaine pour l’unité, la paix et la sécurité en Afrique, représentée par l’Aipd-Gl (Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs) et le Cirac (Comité international pour le respect et l’application de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples), «plateforme d’Ong  internationales actives auprès de l’Onu, de la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples et de l’Oif (Organisation internationale de la francophonie)», dans un communiqué, demande à l’Union africaine d’ «inviter l’Algérie à se conformer à l’article 12, alinéa 5 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, ratifiée par elle, et qui interdit formellement l’expulsion collective des étrangers, comme celle qui est actuellement en cours dans ce pays et d’envoyer en urgence une mission d’établissement des faits et d’enquête en Algérie en vue d’identifier les responsables des graves violations des droits des migrants africains, pour qu’ils soient traduits devant les juridictions compétentes ». Le document rappelle que «depuis le 1er décembre 2016, l’Algérie procède à l’expulsion collective des ressortissants d’Afrique subsaharienne dans un contexte de violence et de brutalité qui choque la conscience universelle» et que «ce qui se passe actuellement en Algérie n’est pas sans rappeler les siècles sombres de l’esclavage où les noirs étaient victimes des traitements inhumains, humiliants et dégradants comme ceux que de nombreux médias ne cessent de nous rapporter de retour de Tamanrasset, et d’autres sites transformés en véritables comptoirs négriers qui rappellent l’Ile de Gorée et son bétail humain… ». Cette coalition d’Ongs indique par ailleurs que «ces expulsions qui sont accompagnées de spoliation des biens et d’expropriations forcées ne visent pas seulement les personnes en situation irrégulière, mais également des résidents de longue date, titulaires de titres de séjour valables au sens de la Convention de 1951 sur les réfugiés et les apatrides» et ajoute que «des informations vérifiées font état de violences à l’encontre des femmes, voire des femmes enceintes et d’enfants,  que l’on déporte jour et nuit vers des camps de détention privés d’eau, de nourriture et d’installations sanitaires adéquates».
bdavid@lequotidien.sn

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