PARTAGER

La France accorde l’extradition du frère de l’ancien Président burkinabè, Blaise Compaoré, Paul François Compaoré. Toutefois, cette décision de Paris est sous réserve du respect de plusieurs conditions demandées aux autorités burkinabè. Pour la France, s’il devait être condamné par les juridictions burkinabè à une peine d’emprisonnement à vie, il pourra formuler une demande d’aménagement de peine selon les modalités prévues par la loi burkinabè en la matière.
En cas d’incarcération toujours selon Paris, Paul François Compaoré sera détenu dans le quartier d’amendement de la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou, la capitale, ou dans tout autre établissement pénitentiaire présentant des conditions de détention au moins aussi favorables. Il aura accès également à un service médical adapté tout au long de sa détention.
Ce n’est pas tout, car la France veut avoir toutes les garanties pour le respect des droits de M. Compaoré. Il pourra rencontrer son avocat ou/ et toute personne en charge d’assurer sa défense et de s’entretenir de manière confidentielle avec eux, à chaque fois que l’intéressé, ou ses conseillers en formuleront la demande.
Autres exigences de la France, c’est que Paul François Com­paoré puisse exercer, librement et sans restriction, son culte. Qu’il soit jugé enfin publiquement, contradictoirement et dans un délai raisonnable par un tribunal indépendant et impartial établi par la loi, en bénéficiant du temps et des moyens de préparer sa défense à l’aide du conseil de son choix, ou si nécessaire, d’un conseil fourni gratuitement. Il s’agit d’un décret signé par le Premier ministre, Edouard Philippe.
Paul Français Compaoré a été interpellé en 2017 par la police française à son retour d’Abidjan à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, sur la base d’un mandat d’arrêt émis par les autorités du Burkina Faso. Le Burkina Faso l’accuse d’être impliqué dans l’assassinat du journa­liste Norbert Zongo, tué en 1998.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here