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Le dossier de la demande d’extradition de l’ancien garde du corps de l’ex-Président guinéen, Moussa Dadis Camara, a été enrôlé pour le mardi 11 janvier devant la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar. Cette juridiction va statuer sur la demande d’annulation de la procédure, la mise en liberté de Toumba Diakité, sollicitées par l’avocat du neveu de l’ancien Président de la Guinée et la demande d’extradition sollicitée par le Parquet. La défense a introduit cette demande parce qu’elle estime qu’il y a une violation de certaines règles de procédure à propos de l’extradition du commandant Toumba Diakité. Elle a invoqué l’article 11 du Code de procédure pénale.
Selon Me Baba Diop, cet article stipule que la personne arrêtée doit être entendue dans les 24 heures. Alors que l’ancien garde du corps de Dadis Camara a été entendu par le procureur, une semaine après son arrestation. L’avocat estime que cette violation de la loi doit-être sanctionnée par l’annulation de la procédure et conséquemment entraîner la remise en liberté du sieur Diakité. Sur le fond, Me Diop trouve aussi qu’il existe des éléments liés à sa sécurité. Vu le contexte dans lequel les faits se sont produits, sa vie, soutient la robe noire, serait en danger en Guinée. Il risque de subir des exactions sur sa personne en ce sens que les faits ont été commis dans un cadre politique et militaire. «Nous savons qu’il est poursuivi en tant que commandant de l’Armée en Guinée qui avait commis les exécutions du 28 septembre 2009», a-t-il souligné. «Nous pensons que les faits ont une connotation militaire», a-t-il ajouté.

justin@lequotidien.sn

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