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Dans le monde, de moins en moins de personnes vivent dans l’extrême pauvreté, selon la Banque mondiale. Et d’après les estimations préliminaires de l’institution de Bretton woods, «le taux d’extrême pauvreté devrait s’établir à 8,6 % en 2018».
La Banque relève dans un communiqué, que «le pourcentage de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est tombé au niveau sans précédent de 10 % en 2015, contre 11 % en 2013». Elle note que «le nombre de personnes vivant avec moins de 1,90 dollar par jour a baissé de 68 millions pendant cette période et s’établissait à 736 millions en 2015». «Au cours des 25 dernières années, plus d’un milliard de personnes dans le monde sont parvenues à sortir de l’extrême pauvreté, et le taux mondial de pauvreté n’a jamais été aussi bas qu’aujourd’hui. C’est l’une des plus grandes réussites de notre temps. Mais si nous voulons mettre fin à la pauvreté d’ici 2030, il nous faut accroître massivement les investissements, en particulier dans le développement du capital humain, afin de favoriser la croissance inclusive indispensable pour aider ceux qui vivent encore dans le dénuement. Nous n’avons pas le droit d’échouer», a déclaré Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, cité dans le document.
L’objectif de la Banque mondiale est de réduire la part de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté à moins de 3% d’’ici 2030. Mais cela est encore loin d’être atteint. A preuve, souligne les collaborateurs de Jim Yong Kim, «entre 1990 et 2015, le taux extrême de pauvreté a considérablement reculé d’un point par an entre 2013 et 2015».
Ce ralentissement, disent-ils, «s’explique par une plus forte concentration de l’extrême pauvreté dans les régions où la baisse des taux de pauvreté a marqué le pas». Et la Banque Mondiale en veut pour exemple «l’Afrique subsaharienne qui enregistrera toujours un taux de pauvreté à deux chiffres en 2030 si aucun changement d’orientation majeure n’est mis en place». Ces fonctionnaires internationaux ont en outre, expliqué «le ralentissement du recul de la pauvreté par la conséquence de la chute des prix des produits de base, des conflits et d’autres difficultés économiques dans les pays en développement».
justin@lequotidien.sn

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