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Dans un contexte marqué par les changements climatiques et son corollaire d’effets néfastes sur les communautés, il faut s’adapter ou disparaître. L’Ong Actionaid a bien compris cette assertion. Il est en train de dérouler un programme dans les zones de Tambacounda, Kédougou et les îles du Saloum. Un projet dénommé agro écologie et résilience (Aer) qui en est à sa 2ème phase. Le projet promeut un modèle de résilience basé essentiellement sur la préparation. Actionaid qui a partagé avec d’autres d’acteurs de la société civile et étatiques ce modèle dit avoir mis à la disposition des producteurs de ces différentes zones des outils comme l’analyse de vulnérabilité. Un outil qui permet aux communautés d’identifier de manière précoce les différents risques et les causes auxquels elles sont confrontées et aussi de préparer des stratégies d’adaptation qui pourraient renforcer leur résilience en cas de choc.
Mais que signifie l’agro écologie ? Aïssatou Guèye, chargée de projet agro écologie et résilience à Actionaid indique que c’est une technique agricole qui utilise des connaissances traditionnelles et scientifiques pour améliorer la conservation, et la fertilité des sols. L’Ong utilise et fait la promotion du compostage et de fumure au détriment des engrais chimiques qui selon elle, détruisent les sols. «Des pratiques simples, mais qui permettent aux communautés de faire face aux effets des changements climatiques et de développer une résilience chez les populations affectées», relève la directrice d’Actionaid. D’ailleurs, le projet a eu des résultats satisfaisants d’après Assaïtou Guèye qui souligne que cette année, malgré le démarrage tardif et l’arrêt précoce des pluies, les producteurs ont pu récolter 600 kilogrammes par hectare, grâce à ces techniques. Aussi, révèle-t-elle, pour cette saison, le projet a pu construire une banque de semence de 13,54 tonnes d’arachides en partenariat avec les producteurs. Des semences subventionnées à 100%. «Le producteur n’achète pas les semences, il doit juste rendre la quantité de semence prêtée pour en faire bénéficier d’autres», explique la responsable du projet.
Dans ces zones, Actionaid n’appuie pas seulement, les activités agricoles. Elle a un plan pour les femmes. Les responsables poussent les femmes à diversifier leurs activités économiques en plus de l’agriculture pour renforcer leur pouvoir économique en organisant des activités de renforcement de capacité en l’égard de cette couche vulnérable. Aïssatou Guèye donne l’exemple des îles du Saloum où les sols sont affectés par la salinisation, les femmes diversifient leurs activités,  l’élevage de caprins, l’aviculture, les cultures de table ou la poterie.  L’Ong forme également, les producteurs pour un accès facile aux marchés.
Il faut préciser que le projet Aer, qui en est à sa deuxième phase, a fonctionné jusque-là, avec un budget évalué à 200 millions de francs Cfa, d’après les explications du chargé du programme.
ndieng@lequotidien.sn

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