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Les paiements en devises pour supporter les dépenses d’approvisionnement en énergie représentent un poids considérable pour les économies des pays membres de l’Uemoa. A titre d’illustration, relève le directeur national de la Bceao, «la facture pétrolière du Sénégal est passée de 708 milliards de francs Cfa en 2010 à 856 milliards en 2017, soit une très forte hausse de l’ordre de 150 milliards en sept ans». Ainsi, souligne Ahmadou Al Aminou Lô, «l’équivalent de 60% du revenu des exportations est actuellement mobilisé pour honorer cette facture».
Par conséquent, recommande le banquier, «les enjeux pour la réduction de la dépendance pétrolière et sur la balance commerciale appellent des stratégies au plan national et régional qui visent à renforcer les sources alternatives d’approvisionnement en énergie, notamment des énergies renou­velables». A ce titre, note-t-il, «bien des efforts ont été accomplis par l’Etat du Sénégal qui a décidé de dynamiser ce secteur en créant les conditions d’une fourniture adéquate d’énergie renouvelable en quantité suffisante et à des prix compétitifs. De même, l’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières du pays constituera un tournant majeur pour les comptes extérieurs du Séné­gal».
dialigue@lequotidien.sn

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