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Le président du Comité de pilotage du dialogue national a pris officiellement fonction hier. Après avoir exprimé sa gratitude aux acteurs, Famara Ibrahima Sagna a don­né rendez-vous aux participants du dialogue début janvier pour le démarrage des travaux.

Le président du Comité de pilotage du dialogue national a été installé hier, au Palais, par le président de la République Macky Sall. Choisi à l’unanimité par l’ensemble des acteurs le 28 mai dernier, à l’occasion de la Journée du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna prend ainsi fonction officiellement. En effet, l’avancée des travaux du dialogue politique a connu un blocage à cause du retard accusé dans sa prise de fonction. A peine installé, il a donné rendez-vous aux acteurs vers les 2 et 3 janvier afin de se lancer dans le bain. «Ce n’est pas une course de vitesse. Il vaut mieux surseoir à tout. On va libérer tout le monde jusqu’au début de l’année. Le dialogue dont nous parlons n’est pas une querelle au cours de laquelle des personnes cherchent et dévoilent des contradictions qui séparent, divisent et opposent. Il doit être celui qui produit un diagnostic intégrant tous les arguments des participants et une conclusion dans laquelle tous se retrouvent, se reconnaissent», a d’emblée dit M. Sagna.
Le président de la République a promis, à son tour, qu’il sera «à l’écoute pour la mise en œuvre de toutes les conclusions consensuelles du dialogue». Macky Sall a exprimé aussi sa confiance au comité pour aider le Sénégal en tant que facilitateur et catalyseur des échanges sur toutes les questions politiques, économiques, sociales et culturelles du pays. Il a également rappelé que le comité a pour mission de conduire, selon une méthode consultative et participative, le dialogue national en vue de formuler des propositions consensuelles et toute autre proposition retenue sur les questions soumises à son examen. Et le chef de l’Etat a souhaité que ces échanges se tiennent dans «un esprit constructif et participatif en toute liberté, mais aussi en toute responsabilité» parce que, dit-il, «il s’agira non pas de débat crypto-personnel, mais d’un dialogue ouvert et sincère sur des questions d’intérêt national». Macky Sall mise donc sur cet ancien président du Conseil économique et social, ancien ministre, pour «son expérience de la vie professionnelle, politique et étatique». Et de poursuivre : «Sa sagesse et sa disponibilité lui confèrent assurément l’autorité morale et le leadership naturel pour mener à bien la tâche dans la séquence de 3 mois assignée au dialogue.»
Il a aussi souhaité qu’avec Famara Ibrahima Sagna et son équipe «notre démocratie réalise un saut qualitatif et qu’ensemble nous fassions converger toutes les forces vives de notre pays autour de consensus forts sur la voie d’un développement économique et social durable pour un Sénégal prospère, uni et stable». En effet, au départ, le comité était composé de 5 commissions : Commission politique, Commission économique et sociale, Commission ressources naturelles, Commission environnement et cadre de vie, Commission paix et sécurité. Mais 3 autres ont été ajoutées, à savoir la Commission transparence et lutte contre la corruption, la Commission décentralisation et territorialisation des politiques publiques et la Commission synthèse. Toutes les couches de la société ont été représentées à la cérémonie d’hier. Si le Parti démocratique sénégalais (Pds) a boycotté cette cérémonie, la coalition Suxali sopi, issue de ses flancs, a été représentée par Oumar Sarr et Babacar Gaye. Me El Hadji Amadou Sall qui en est membre y était en tant que représentant des avocats.

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