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Ce n’est pas encore officiel, mais c’est fort probable que le break-dance s’invite aux prochains Jeux olympiques. Au cas échéant, le Sénégal aura deux représentants : Un Bboy et une girl, ayant une moyenne d’âge comprise entre 14 et 18 ans. En plus de cet évènement qui aura lieu à Dakar, les séniors partiront en octobre pour le championnat du monde. Cependant, il y a des problèmes à régler au préalable. En effet au Sénégal, les danseurs peinent à trouver un site où s’entraîner en toute sécurité, malgré leur talent incommensurable. Ce problème est en partie à l’origine du manque de formation de la nouvelle génération pouvant prendre le relais. Or aux Jeux olympiques de la jeunesse, la tranche d’âge est comprise entre 14 et 18ans. Aussi, le pays de la téranga, qui sera le pays hôte en 2022, est toujours à la recherche de ses éventuels représentants. «Ils existent. On en a repéré quelques-uns dans les régions, pas seulement à Dakar», s’est défendu Gacirah Diagne de l’Association Kaay fecc. Elle s’exprimait ce mercredi, lors d’une conférence intitulée «Le Bboying aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2022 : art ou sport ?» «Mais on a besoin d’être accompagné, d’être financé, pour qu’on fasse ce travaille de maillage national pour repérer les pépites», ajoute Mme Diagne. Fanta Diallo, directrice Jeunesse et sports à la Ville de Dakar, promet de mettre à la disposition des danseurs de break-dance des espaces où ils pourront s’exercer en toute quiétude. «C’est au responsable de la ville de promouvoir ce genre d’endroits. Et aujourd’hui, ce type de rencontres nous poussent à prendre cette problématique en compte. Et c’est le moment idéal. Si on ne peut pas l’avoir maintenant, on aura plus le moyen de le mettre en avant», a-t-elle dit. «A la piscine, moi, je peux négocier pour de l’initiation. On le fait pour les arts martiaux, le cirque… Il n’y a aucune raison pour qu’on ne le fasse pas pour la danse», promet  Fanta Diallo. Au-delà, la mairie promet d’autres avantages tels que la mobilité, c’est-à-dire permettre aux athlètes-danseurs de pouvoir convoyer leurs représentants. Mais pour que tout cela puisse être possible, il y a une condition préalable. Et Mme Diallo ne badine pas là-dessus. Elle demande aux Bboys de se structurer, d’être reconnus formellement puisqu’il n’existe de fédération de break-dance au Sénégal. «Tant que vous n’êtes pas organisés, nous aurons du mal à vous accompagner de manière pérenne et structurée sur ce que vous comptez faire dans la promotion et la vulgarisation de ce sport», avertit-elle.

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