PARTAGER

Le ministère de l’Education nationale réagit et apporte des explications sur les raisons pour lesquelles le gouvernement n’a pas donné une suite favorable à la demande des grévistes de la faim de certains sortants de la promotion 2013 de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef). Pour le ministère, leur prise en charge salariale n’est pas prévue dans le budget.

Les grévistes de la faim de la Fastef vont garder leur mal en patience. Le ministère de l’Education nationale, qui apporte des précisions sur les raisons pour lesquelles les grévistes de la faim de la promotion 2013 de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef) ne sont pas recrutés dans la Fonction publique, n’est pas dans une logique de négociation. Dans un communiqué, le ministère rappelle que les recrutements dans la Fonction publique pour servir dans le secteur de l’Education se font sur la base de concours, des besoins en enseignants exprimés par le ministère et en fonction des postes budgétaires dûment autorisés. En d’autres termes, explique le communiqué, pour qu’un «enseignant soit recruté, il faut d’abord que son profil corresponde à un déficit d’encadrement et ensuite que sa prise en charge salariale soit prévue dans le budget», fait-il savoir. Or, écrit le ministère de l’Educa­tion nationale, «ces grévistes de la faim ne répondent à aucun de ces critères puisqu’ils ont effectué leur formation à la Fastef sans que le ministère de l’Edu­cation nationale ne l’ait demandée. Ils ont donc eux-mêmes payé leur formation ; d’où le nom de sortants de la Formation payante. En conséquence et de plus, les crédits nécessaires à leur rémunération n’ont jamais été budgétisés», explique-t-il.
En outre, le ministère renseigne que ces sortants ont effectué leur formation de leur propre chef et sans aucun engagement de l’Etat de les recruter à leur sortie, tout comme l’Etat ne prend aucun engagement de recruter des sortants de la Faculté de médecine, de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) ou d’autres facultés, Ufr et instituts. Il rappelle également que la formation payante, depuis lors abandonnée, a «initialement été instituée pour permettre à ceux qui en seraient diplômés de servir notamment dans l’enseignement privé pour en relever le niveau», renseigne le communiqué.
Le ministère indique qu’en dépit de ces considérations, le gouvernement a pris l’engagement formel de «privilégier», en matière de recrutement, quand un poste budgétaire serait disponible et qu’un besoin en enseignants se manifesterait, les sortants de la Fastef non encore recrutés. Un engagement qui, selon le communiqué, a permis à la majorité des diplômés de la promotion 2013, auxquels il faut ajouter ceux restant de la promotion 2012, d’être recrutés. Apportant des explications pour les sortants non encore retenus, le ministère informe que leur profil ne «correspond toujours pas à des besoins avérés». Il ajoute que ceux-ci sont diplômés dans des disciplines où le système éducatif enregistre en ce moment des surnombres d’enseignants encore sous-employés en deçà de leur crédit horaire.
Depuis quelques jours, certains des sortants de la formation payante, promotion 2013, de la Fastef ont entamé une grève de la faim. Ils réclament au gouvernement leur recrutement dans la Fonction publique. A ce jour, plusieurs d’entre eux ont été acheminés dans les structures sanitaires pour des soins.
ndieng@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here