PARTAGER

La commune de Palmarin, située dans le département de Fatick, connaît actuellement une situation préoccupante avec 293 familles impactées par les inondations. Selon le maire, Louis Seck, la solution se trouve dans la mise en œuvre d’un plan global d’assainissement afin de soulager durablement les populations qui, lors de chaque hivernage, vivent sous la hantise des eaux pluviales. A en croire toujours le non moins ancien ministre des Energies renouvelables sous le magistère du Président Wade, ces inondations dont sont régulièrement victimes ses quelques 11 mille administrés se sont accentuées depuis trois ou quatre ans avec la réhabilitation par une entreprise marocaine du tronçon Samba Dia-Djifer divisant la commune en deux et que certains, par dérision, qualifient de «digue de retenue d’eau» parce qu’empêchant les eaux de pluie de suivre leur cours normal. «Ceux qui ont construit cette route n’ont pas suivi les recommandations que les populations leur ont faites en son temps et voilà la situation que cela a en trainé», se désole l’édile de Palmarin.
En attendant que le vœu du maire soit exaucé, le gouverneur de Fatick qui, lundi dernier, après un tour dans la commune de Fatick, a fait le déplacement sur Palmarin en compagnie de certains services techniques, prévoit dans le cadre du Plan Orsec, de réaliser un certain nombre de travaux afin de soulager les sinistrés d’où le lancement de l’opération «sut wiin we no jabole» qui veut dire en sérère «sortir les populations des inondations». Des travaux qui, selon Seynabou Guèye, concerneront aussi des localités du département de Foundiougne comme Passy, Sokone, entre autres.
Mais au-delà de la question des inondations, Palmarin doit aussi faire face à l’avancée de la mer. Un phénomène qui a encore fait des ravages avec récemment 83 chambres réduites en gravats au niveau du village de pêcheurs de Djifer, 13 maisons endommagées à Ngalou et Séssène. D’où le cri du cœur du maire Louis Seck qui demande à l’Etat de mobiliser des moyens plus conséquents pour sauver cette partie de sa commune en sursis.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here