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En seulement deux années de mise en œuvre, le programme Lecture pour tous (Lpt) a permis, dans la région de Fatick, d’améliorer sensiblement le niveau des élèves de Ci et Cp en lecture. Ainsi, le taux d’élèves sachant lire, selon les normes établies, est passé de 5,33% en 2017 à 32,2% en 2019, contre 32,7% pour l’ensemble des six régions d’intervention dudit programme. Plus spécifiquement, on est passé de 7,8% en 2017 à 51,4% en 2019 pour le wolof, de 3,4% en 2017 à 14,1% en 2019 pour le pulaar et de 4,8% en 2017à 18,8% en 2019 pour le seereer. Des performances dont l’Ins­pecteur d’académie (Ia) de Fatick s’est beaucoup félicité hier, lors d’un Comité régional de développement (Crd) consacré à la revue des performances à mi-chemin de la mise en œuvre de ce programme financé par l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), pour une durée de 5 ans (2016-2021), à hauteur de 45 milliards de francs Cfa. «Les indicateurs que nous avons vus tout à l’heure montrent que des performances très appréciables ont été réalisées (…) Le fait de prendre comme béquille les langues nationales que sont ici le wolof, le pulaar et le seereer permet aux élèves d’utiliser cette langue qu’ils comprennent pour faire le transfert en français», a fait savoir Mamadou Niang. Qui reconnaît, tout de même qu’il y a quelques difficultés relatives, entre autres, au coaching et à la mise en œuvre du Résultat 3. Lequel concerne l’engagement des parents et des communautés dans le soutien à la lecture et qui, pour la région de Fatick spécifiquement, n’est pas déroulé par le programme Lpt, mais par une association dénommée «Fem­mes plus». Aussi, pour ce dernier point, a-t-il été recommandé davantage de synergie d’action entre Lpt et «Femmes plus» qui déroule dans la région le projet «Usaid/Nos enfants lisent». L’impact de la mobilité des enseignants ainsi que la réticence de certains parents à voir leurs enfants apprendre à travers une langue nationale autre que la leur ont été également signalés comme des difficultés dans la mise en œuvredu programme Lpt. Ce dernier cible quelque 4 000 écoles élémentaires publi­ques et 65 daaras dans les régions de Louga, Kaolack, Matam, Diourbel, Kaffrine, Fatick et dernièrement Saint-Louis. Son but est de soutenir la mise en œuvre du programme national de la lecture pour que, à la fin de la 5e année de l’assistance, 70% des élèves du Cp visés par le programme puissent lire selon les normes établies. Ce programme cible les élèves du Ci, Cp, Ce1 et leurs équivalents dans les daaras, mais aussi les parents et les communautés de ces écoles.

 

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