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Après avoir fait l’objet d’un retour de parquet avant-hier, les treize jeunes arrêtés suite à leur manifestation de lundi dernier ont bénéficié d’une liberté provisoire hier en attendant d’être jugés mercredi prochain.

Une mesure d’apaisement dans l’affaire des treize jeunes arrêtés suite à leur manifestation de lundi dernier. En effet, après leur garde à vue au commissariat urbain de Fatick pendant 72 heures pour les trois premiers arrêtés le lundi et 48 heures pour les dix autres appréhendés le mardi, ces jeunes qui ont fait l’objet d’un retour de parquet avant-hier, ont finalement été libérés hier après avoir bénéficié d’une liberté provisoire.  Poursuivis pour trouble à l’ordre public, actes de vandalisme et manifestation sans autorisation, Mara Faye et compagnie seront jugés mercredi prochain.
Mais quelques heures seulement après l’élargissement de ces jeunes qui avaient barré la Route nationale N°1 pour réclamer des emplois au président de la République, Macky Sall, d’autres qui les soutiennent ont fait face à la presse hier dans l’après-midi. Et comme pour s’amender, leur porte parole du jour déclare : « Le Président Macky Sall sait que la jeunesse de Fatick n’est pas violente et au passage nous regrettons le fait d’avoir brûlé des pneus parce que ce n’est pas dans nos habitudes de faire pareille chose. C’est peut- être la fougue de jeunesse qui nous a amenés à faire cela», soutient Papa Ousseynou Ly.  Lequel d’adresser une sorte de supplique au chef de l’Etat : «Puisque les leaders politiques locaux ne sont pas en mesure de régler le problème de l’emploi dans la commune, nous demandons au président de la République, à qui cette jeunesse fatickoise qui croupit dans la misère faute d’emplois, a tout donné, de régler ce problème», dira-t-il. Avant de s’en prendre aux responsables locaux de l’Alliance pour la République (Apr) «Depuis que nos camarades ont été arrêtés, aucun responsable politique  n’est venu s’enquérir de leur situation.  Mais nous  attendons ces leaders de pied ferme ici à Fatick. Ils ne vont plus nous utiliser. S’ils ont des billets de banque ou des sacs de riz à distribuer, ils peuvent les garder parce que nous n’en avons pas besoin, nous avons besoin de travailler», peste-t-il. Sur un ton plus empreint de colère, M. Ly poursuit son réquisitoire : «Nous demandons au président de la République de prendre toutes ses responsabilités car ces leaders ne travaillent pas pour l’intérêt de la commune de Fatick. Ils ne sont mus que par leurs propres intérêts et si cela continue l’Apr a de quoi avoir peur pour les échéances électorales à venir»,  fulmine Papa Ousseynou Ly qui, par ailleurs, s’est défendu de mener un combat pour des adultes. « Nous sommes assez responsables pour mener ce combat nous –mêmes», conclut-il.
dndong@lequotidien.sn

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