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La situation des accidents de la circulation est très alarmante dans la région de Fatick. Pour cette année qui n’est pas encore arrivée à son terme, ce sont 443 victimes (43 morts) qui ont répertoriées. Ces statistiques ont été révélées hier par les autorités lors de la réunion de la Commission régionale sur la sécurité routière, tenue 72 heures seulement après la survenue sur la RN1 de deux accidents ayant coûté la vie à neuf personnes.

Les statistiques liées aux accidents de la circulation dans la région de Fatick, notamment sur l’axe Ndiosmone-Ouyal Sandé sur la Route nationale 1, font froid dans le dos. En effet, depuis le début de cette année 2019, ce sont 443 victimes d’accident qui ont été enregistrées dont 43 morts et 165 blessés graves. Des chiffres qui dépassent de loin ceux de l’année dernière au cours de laquelle 397 victimes ont été répertoriées dont 33 morts et 125 blessés graves.
Ces données macabres sont sorties de la réunion de la Commission régionale sur la sécurité routière présidée hier par le gouverneur Seynabou Guèye. Selon qui, le facteur humain a été le plus déterminant dans la survenue de ces accidents. C’est pourquoi, pour juguler ce mal, l’une des recommandations les plus fortes de cette rencontre a été l’érection de ralentisseurs sur les axes les plus «accidentogènes», en particulier sur la RN1 et la RN4. De plus, Mme le gouverneur a préconisé la mise en œuvre de plans d’action spécifiques aux trois départements de la région (Fatick, Foundiougne et Gossas), afin d’agir plus efficacement. Par ailleurs, en vue de prémunir les élèves dont certains sont obligés de traverser quotidiennement des routes pour se rendre à leur école, il a été retenu, en collaboration avec l’Inspection d’académie (Ia) ainsi que les Inspection de l’éducation et de la formation (Ief), de voir les modalités de mise en place au niveau des écoles et établissements, dès la prochaine rentrée scolaire, de clubs d’éducation routière qui seront dénommés «clubs de sécurité civile», à l’instar des clubs traditionnels existants.
Pour leur part, certains agents des Forces de sécurité ont préconisé un alourdissement des peines d’emprisonnement dans la mesure où ils ont constaté que les amendes forfaitaires souvent infligées aux chauffards et qui s’élèvent cette année à 56 millions 955 mille, ne sont pas suffisamment dissuasives.

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