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Le président du Fopits, Racine Sy.

Les retraités de la région de Fatick ont affiché un très large sourire hier au sortir de leur rencontre avec les administrateurs de l’l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) qui ont séjourné dans la capitale du Sine dans le cadre de leur tournée nationale d’informations et d’échanges sur la mise en œuvre de la mensualisation et la gestion de la retraite. Et pour cause, le Président du conseil d’administration (Pca) de l’Ipres a, au cours de son allocution, donné des instructions fermes au directeur général, Mamadou Sy Mbengue, afin qu’il trouve un médecin aux retraités de Fatick ainsi que des médicaments en quantité suffisante dans un délai de deux mois au plus tard. De plus, Mamadou Racine Sy a, séance tenante, offert une enveloppe de deux millions de francs à ces personnes du 3e âge pour leur transport. Non sans avoir rappelé avec fierté tous les efforts qui ont été consentis par les pouvoirs publics depuis 2007. Allant de la bi-mensualisation de la pension de retraite à sa mensualisation en vigueur aujourd’hui. En plus de la défiscalisation décidée récemment par le chef de l’Etat, Macky Sall, et une augmentation de 10% de cette même pension.
Auparavant, le directeur général de l’Ipres, Mamadou Sy Mbengue, s’est évertué avec beaucoup de pédagogie à expliquer aux retraités que les écarts notés dans les pensions et qui font rouspéter certains allocataires sont liés à la différence du montant du salaire et au nombre d’années de travail. «Vous comprendrez que celui qui n’a travaillé que pendant deux ans et qui n’avait pas un bon salaire ne puisse pas prétendre à une même pension que celui qui a travaillé pendant quarante ans avec un bon salaire», a-t-il tenté de convaincre. A l’endroit de ceux qui veulent continuer à percevoir leur pension par bimestre, M. Mbengue leur fera savoir que cela ne dépend que de leur bon vouloir.
Pour sa part, le président de l’Association générale des allocataires des régimes de retraite (Agarr) de la région de Fatick s’en est vertement pris à certains retraités qu’il qualifie d’«égarés». Mamadou Dia Fall dit ne pas comprendre les motivations de ces allocataires de l’Ipres qui ont récemment organisé une marche de protestation et demandé une augmentation de leur pension de 50%. M. Fall n’a pas manqué de se réjouir des différentes mesures qui ont été prises en leur faveur.
dndong@lequotidien.sn

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