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L’Inspection d’académie de Fatick a célébré jeudi dernier la Journée nationale de l’éducation des filles. Et pour l’occasion, Mme Seynabou Guèye, actuellement la seule femme gouverneur de région au Sénégal, a été choisie comme marraine en vue de donner le bon exemple aux filles.

Pour un modèle, elle en est bien un. Et c’est pour cette raison qu’elle a été choisie par l’Inspection d’académie de Fatick pour être cette année la marraine de la Journée nationale de l’éducation des filles. Mme Seynabou Guèye, gouverneur de la région de Fatick, est actuellement la seule femme gouverneur au Sénégal. La 2e à accéder à un tel poste après Viviane Bampassy, actuel ambassadeur du Sénégal au Canada. A l’occasion de la célébration de ladite journée jeudi dernier, au Cem 4 de la commune de Fatick, Mme le gouverneur a tenu à montrer aux élèves (aux filles notamment), la voie de la réussite. «Derrière chaque réussite il y a un travail ardu qui a été fait», leur a-t-elle fait comprendre d’emblée. Avant d’embrayer : «Il faut se dire toujours qu’il est possible et se fixer des objectifs, en se disant qu’on peut arriver là où l’on veut. Il suffit d’avoir la volonté, l’encadrement qu’il faut et beaucoup de détermination dans ce que vous voulez parce que les obstacles ne manqueront pas de se dresser devant vous», a-t-elle conseillé sous un tonnerre d’applaudissements des filles. A qui elle a du reste demandé de s’inspirer de l’élève Mariama Ndour du Cem Khar Ndoffène Diouf, classée 1ère au récent concours d’entrée au lycée scientifique d’excellence de Diourbel. Ou bien de Mme Thérèse Faye Diouf, la seule femme à diriger une commune dans la région de Fatick.
Pour Mme le gouverneur, le Sénégal ne peut pas se développer sans les femmes dont la faible représentativité dans l’Administration ou dans les instances de prise de décisions s’explique, selon elle, par des croyances surannées et selon lesquelles la femme devait toujours rester au foyer.
Jetant un coup d’œil dans le rétroviseur, le chef de l’Exécutif régional a rappelé les immenses efforts qui ont été faits dans le cadre de la scolarisation des filles. «Avant 1995, la situation de la scolarisation des filles n’était pas si reluisante que celle que nous connaissons aujourd’hui. Ce qui a amené le gouvernement à mettre en avant le projet ‘’Scofille’’ (scolarisation des filles) parce qu’on partait du principe que les filles n’étaient pas suffisamment scolarisées et que leur maintien aussi posait problème», a rappelé le gouverneur. Qui considère qu’aujourd’hui, le défi qui reste à relever est celui du maintien des filles qui sont souvent confrontées à des freins endogènes ou exogènes à l’école comme les mariages ou grossesses précoces, entre autres, pouvant remettre en cause leur cursus scolaire. Aussi a-t-elle invité à une mobilisation massive des communautés pour l’atteinte d’un tel objectif.

dndong@lequotidien.sn

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