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L’inspection d’académie de Fatick a célébré l’excellence samedi dernier en récompensant les 14 meilleures filles du concours régional Miss maths/Miss sciences. Une compétition qui a vu deux élèves du lycée Khar Kane de Gossas, en l’occurrence Fatou Diop et Sokhna Soda Mbacké, se hisser sur la plus haute marche du podium en étant respectivement sacrées Miss maths et Miss sciences.
Après s’être fortement réjouie des performances réalisées par ces filles, la marraine Mme Ndèye Nam Diouf les a invitées à ne pas percevoir leur succès comme une fin en soi, «mais plutôt comme un nouveau départ pour nouer un pacte avec l’excellence qui est un processus d’amélioration continue, une quête permanente vers les niveaux les plus élevés», dira la directrice de l’Alphabétisation et des langues nationales. Selon qui, les mathématiques comme les sciences ne sont pas compliquées, surtout quand elles sont expliquées par une spécialiste à des élèves motivées.
Dans la posture d’une maman plus que celle d’une simple marraine, ce professeur d’économie familiale et scientifique de formation a cherché à revigorer davantage les lauréates de cette 7e édition. «Le fait d’être une fille peut être perçu comme un frein dans le monde dans lequel nous évoluons. Prenez plutôt cela comme un défi. Ayez de la volonté, de la motivation et surtout croyez en vous», leur a-t-elle demandé. Avant de renchérir : «Ce n’est pas difficile d’être une fille et de persévérer dans les matières scientifiques, parce qu’être une fille ne veut pas dire avoir moins de compétences que les garçons, bien au contraire.»
Pour sa part, l’inspecteur d’académie a rappelé que l’Etat, dans la lettre de politique générale de l’éducation pour la période 2013-2025, s’est fixé comme ambition d’inverser la tendance actuelle marquée par la domination des matières littéraires. Cependant, l’absence de laboratoires notée dans la plupart des établissements ne semble pas militer en faveur de l’atteinte de cet ambitieux objectif. Par ailleurs, Mamadou Niang a déploré le fait que les filles, bien que majoritaires aujourd’hui dans le système éducatif, soient très minoritaires dans les séries scientifiques ; d’où la pertinence d’organiser un tel concours pour amener le maximum d’entre elles à embrasser les séries scientifiques.
dndong@lequotidien.sn

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