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Face à la tragédie de l’émigration clandestine, chacun y va de ses propositions pour juguler ce mal. Pour la Directrice de l’alphabétisation et des langues nationales (Daln), Ndèye Nam Diouf, il faudrait mettre davantage l’accent sur la sensibilisation et la communication pour dissuader les parents et les candidats à ce voyage souvent sans retour.

La Directrice de l’alphabétisation et des langues nationales (Daln) a décidé de joindre sa voix au concert d’indignations relatif au drame de l’émigration clandestine. Ainsi pour mettre un terme à cette tragédie qui est en train de priver l’Afrique et notamment le Sénégal de sa principale richesse que constitue la jeunesse, Ndèye Nam Diouf préconise de mettre davantage l’accent sur la sensibilisation et la communication. «Il faut renforcer la sensibilisation et la communication en direction des parents mais surtout des jeunes qui n’ont pas la bonne information par rapport à ce qui les attend en Europe mais aussi par rapport à ce que l’Etat est en train de faire pour eux», a laissé entendre Mme Diouf qui s’exprimait le samedi 21 novembre en marge de la cérémonie de distribution de kits scolaires qu’elle a organisée chez elle, à Peulgha, au profit de quelque 200 bénéficiaires venus de tous les quartiers de la commune de Fatick. En tant que mère de famille et consciente de la douleur indicible que doivent ressentir les parents ayant perdu leurs enfants dans les entrailles de l’Atlantique, elle exhorte la jeunesse à cultiver les valeurs fondamentales de notre société à savoir la patience, l’abnégation, le travail et la discipline. «Ce pays a vu naître des leaders qui ont œuvré et continuent de le faire pour notre développement économique et social. Oui Tokk fii tekki fii c’est possible, il faut y croire et se donner les moyens d’y arriver», a-t-elle martelé.
Sur un autre registre, la Daln, qui s’est beaucoup réjouie des résultats obtenus aux différents examens scolaires ainsi que des initiatives prises par le ministère de l’Education nationale pour faire face à la pandémie du Covid-19, a annoncé l’ouverture cette année de 600 classes d’alphabétisation à travers le pays dont plus d’une quarantaine dans la région de Fatick. Selon elle, cela entre dans le cadre de la lutte contre l’analphabétisme et la promotion des langues nationales que sa direction est en train de mener depuis 2012.
A titre d’illustrations, elle a souligné que de 2013 à 2019, le Programme national d’éducation de base des jeunes et des adultes (Pnebja) a permis d’enrôler près de 103 mille 27 apprenants et que de 2009 à 2016, le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers (Palam) a permis d’alphabétiser 2 mille 880 jeunes dans différents métiers et 9 mille 996 femmes travailleuses, entre autres.

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