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L’Etat est sur le point de revoir la politique de gratuité des soins dans le cadre du programme de Couverture maladie universelle (Cmu), à travers la mise en œuvre d’une nouvelle loi. C’est ce qu’a fait savoir le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, Mansour Faye, qui prenait part lundi dernier à Fatick à un Comité régional de développement (Crd) spécial, consacré à l’évaluation de la mise en œuvre de certains programmes de son département.

Les pouvoirs publics veulent désormais être plus regardants par rapport à la gratuité des soins dans le cadre de la mise en œuvre du programme de la Couverture maladie universelle (Cmu). C’est dans ce cadre que le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale a annoncé lundi dernier, à Fatick, la mise en œuvre prochaine d’une loi pour mieux encadrer la gratuité des soins, notamment ceux dont bénéficient les enfants âgés de zéro à cinq ans. «Il y a une loi sur la protection sociale qui est en gestation et qui va nous permettre d’encadrer aussi bien la Cmu que le programme national des bourses de sécurité familiale», a renseigné Mansour Faye qui s’exprimait lors d’un Comité régional de développement (Crd) spécial consacré à l’évaluation de la mise en œuvre de certains programmes de son département, à savoir la Cmu, le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Programme de modernisation des villes (Promovilles), le Programme national de bourses de sécurité familiale, (Pnbsf), le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma). «Tous les enfants de zéro à cinq ans peuvent bénéficier de la gratuité puisque ce n’est pas encadré et même un enfant de ministre peut en bénéficier alors que pour les soins de gratuité, il faut une population cible bien définie», a fait remarquer le ministre qui estime que la gratuité des soins concernant le Plan sésame, la dialyse et la césarienne devrait également être réexaminée. A en croire Mansour Faye, ladite loi devra aussi permettre au gouvernement de faire une évaluation de la Cmu qui, quoique considérée comme un «excellent» programme, n’en rencontre pas moins un certain nombre de difficultés avec notamment une dette de 19 milliards de francs Cfa occasionnée en partie par des surfacturations.
Sur un autre registre, le ministre a fait état de la prochaine création de «véritables» directions régionales et services départementaux du développement communautaire. Ces structures, selon lui, seront dotées en personnels appropriés et en moyens logistiques nécessaires afin qu’elles puissent remplir correctement leurs missions. «A la tête des directions régionales, il y aura des fonctionnaires de la hiérarchie A, et les services départementaux, eux, seront dirigés par des fonctionnaires de la hiérarchie B», a indiqué Mansour Faye.
dndong@lequotidien.sn 

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