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Les souteneurs de Khalifa Sall qui envisageaient d’organiser samedi dernier une caravane dans les artères de Fatick sont très remontés contre le préfet Mouhamadou Moctar Watt. Et pour cause, l’autorité préfectorale leur a interdit leur manifestation au motif que «la déclaration préalable n’a pas satisfait au respect du délai franc de 72 heures au moins avant la tenue de la manifestation». Une décision que dénonce vigoureusement le secrétaire général adjoint du Mouvement national des jeunesses socialistes des valeurs. Bassirou Samb rappelle au préfet que c’est la Constitution sénégalaise qui, en son article 110, leur donne le droit de communiquer par l’image ou par la parole. «Est-ce que le préfet peut nous dire où dans la Constitution sénégalaise il est interdit d’aller rendre visite à d’autres citoyens ? Cela prouve seulement que la panique s’est installée dans le camp du pouvoir. Mais ils ne peuvent pas nous arrêter parce que nous irons partout rencontrer les Sénégalais pour les inciter à se mobiliser pour faire libérer le président Khalifa Ababacar Sall ainsi que tous les détenus politiques, mais aussi pour mettre fin à ce régime au soir du 30 juillet prochain», a-t-il dit.
Revenant sur l’objet de leur séjour dans la capitale du Sine, Bassirou Samb a déclaré : «Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la caravane Ndajem Khalifa, initiée par les Jeunesses socialistes pour aller à la rencontre des Sénégalais pour les sensibiliser sur les dérives du régime incompétent du Président Macky Sall. Un régime qui, au lieu de présenter un bilan aux Sénégalais, est en train de traquer tous ses potentiels adversaires.» A en croire toujours ce poulain du maire de Dakar, cette caravane vise également à inciter les Sénégalais à aller retirer leur carte d’électeur pour une «victoire éclatante» de Manko taxawu senegaal.
dndong@lequotidien.sn

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