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L’assassinat de 13 personnes en Casamance, samedi dernier, a poussé Ousmane Sonko à suspendre sa tournée à Fatick. Le leader de Pastef a lancé un appel au calme et à la sérénité.

Ousmane Sonko a finalement décidé de mettre un terme à la tournée qu’il avait à peine entamée samedi dernier dans le département de Fatick. Une décision prise quelques heures seulement après avoir été informé par la presse du massacre de 13 jeunes dans la commune de Nyassia, située dans l’arrondissement de Nyassia en Casa­mance. Invité à se prononcer sur cette information qu’il venait d’apprendre, le leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) a voulu faire preuve de prudence en attendant d’avoir de plus amples informations par rapport à ce carnage. «Vous comprendrez que je ne puisse pas m’étendre davantage sur cette information très sensible que vous venez de me donner et dont on ne peut pas parler à la légère. Toutefois, c’est quelque chose que je déplore parce que des pertes en vies humaines, la Casamance en a trop connue plus que toute autre région. D’ores et déjà, nous présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des victimes, à la Casamance et à tout le Peuple sénégalais… Encore une fois, je lance un appel au calme et à la sérénité en attendant de pouvoir y revenir les prochains jours», a-t-il dit, visiblement secoué par cette triste nouvelle qui l’a pris de court.
Revenant sur le sens de son périple qui l’a mené de Ndion­golor à Mbellacadiao, en passant par Doudam, Diofior, Dioral et Sowan dans le département de Fatick, le député a indiqué que l’objectif de cette tournée est de structurer son parti et en même temps d’être au contact des populations pour établir des relations avec elles et s’enquérir de leurs principales préoccupations. Sous ce rapport, Ousmane Sonko dit avoir constaté que les problèmes qui ont été soulevés çà et là et qui sont relatifs à l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à la santé et à l’éducation, entre autres, sont des problèmes dont il entendait déjà parler dans les années «80». Et il n’a pas manqué d’attribuer la responsabilité de ces maux au gouvernement actuel. «Ces problèmes sont caractéristiques de la mal gouvernance et du manque de vision du régime du Président Macky Sall. Et notre rôle en tant qu’acteur politique, mais surtout par rapport à la manière dont nous comptons faire la politique, est d’éclairer les populations sur les vrais problèmes qu’elles rencontrent. Nous leur expliquons pourquoi la gouvernance de Macky Sall, malgré tous ses discours pompeux sur des chiffres, des taux de croissance, des satisfecit de telle ou telle autre organisation internationale, ne changera jamais leur sort», a-t-il soutenu. L’opposant préconise, en conséquence, «l’amélioration des critères de choix de nos décideurs, en privilégiant le profil moral et intellectuel à l’appartenance régionale, ethnique ou autre».
dndong@lequotidien.sn

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