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Les chefs de village de la région de Fatick nourrissent l’espoir d’entendre le chef de l’Etat Macky Sall donner, dans son adresse à la Nation de ce soir, des informations allant dans le sens de la matérialisation de la promesse qu’il leur avait faite le 3 avril 2017, c’est-à-dire la revalorisation de leur statut.

Le chef de l’Etat Macky Sall a-t-il oublié la promesse qu’il avait faite dans son message à la Nation du 3 avril 2017, lorsqu’il annonçait avoir demandé au gouvernement d’étudier les conditions de rémunération des chefs de village ? Ce soir, ces chefs qui attendent depuis plus de deux ans maintenant la matérialisation de cette promesse vont beaucoup épier son discours de fin d’année qui devrait leur redonner des raisons d’espérer une revalorisation de leur statut. Pas plus tard que samedi dernier, le président de l’Association régionale des chefs de village de Fatick, qui fait de ce combat son cheval de bataille, est encore revenu sur la question en égrenant une fois de plus son chapelet de doléances. «Les chefs de village rencontrent beaucoup de difficultés dans leur chefferie puisqu’ils endossent toutes les responsabilités des populations. Ce sont eux qui reçoivent tous les étrangers. Ce sont eux qui hébergent et entretiennent tous ceux qui transitent par leur village. De plus, tous leurs déplacements pour le compte des populations se font à leurs propres frais et sans contrepartie», a rappelé le major Mamadou Faye pour s’en désoler encore. Outre les préoccupations d’ordre pécuniaire, ces relais de l’Administration qui sont au nombre de 827 au niveau régional demandent, selon M. Faye, qu’on mette à leur disposition un certain nombre d’outils comme le drapeau national en bon état, des cachets pour authentifier les décisions qu’ils prennent. De plus, il a plaidé pour que ses pairs et lui puissent avoir des décisions du ministère de l’Intérieur attestant leur statut, mais également qu’ils puissent bénéficier de décorations dans les différents ordres nationaux pour leurs bons et loyaux services rendus à la Nation. En écho, le nouveau maasinig (roi du Sine) qui les recevait à la place publique de Diakhao a promis aux chefs de village de la région de Fatick d’intercéder en leur faveur auprès des autorités pour la satisfaction de leurs doléances. «La territorialisation des politiques publiques ne peut pas se faire sans les chefs de village qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Donc nous leur devons des égards», a plaidé Niokhobaye Diouf, vêtu de son manteau royal.

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