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Avec un parc de seulement cinq véhicules dont un pour chacun des trois secteurs que sont Fatick, Gossas et Foundiougne, un pour le sous-secteur de Sokone et un autre pour l’Inspection régionale, les quelque trente agents des Eaux et forêts en service dans la région de Fatick peinent à remplir correctement les missions qui leur sont assignées. Aussi, dans un souci d’améliorer sensiblement les conditions de travail de ces soldats de l’environnement, le gouverneur de Fatick a-t-il fait un fort plaidoyer en leur faveur hier, dans l’enceinte de la gouvernance, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’arbre (avec comme arbre parrain le baobab) qui consacre le lancement de la campagne nationale de reboisement. Selon Seynabou Guèye, ces agents, au regard du travail remarquable qu’ils sont en train d’abattre sur le terrain, notamment au niveau de la frontière avec la Gambie, méritent qu’on les appuie davantage aussi bien en moyens humains que logistiques. «L’augmen­tation du nombre d’agents et la dotation du Service régional des Eaux et forêts en moyens roulants devraient permettre de faire plus efficacement face aux coupes irrégulières de bois qui sont notées dans la région», a préconisé le chef de l’Exécutif régional. Qui, par ailleurs, a appelé les uns et les autres à œuvrer dans le sens de la préservation de nos forêts. Lesquelles, à en croire l’Inspecteur régional des Eaux et forêts de Fatick, le lieutenant-colonel Modou Moustapha Sarr, sont au niveau local où on enregistre treize forêts classées, menacées par l’avancée du front agricole, les empiétements, la salinisation, en plus des coupes irrégulières et des feux de brousse.

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