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Zone de départ de la migration irrégulière par excellence, le département de Foun­diougne (Touba­couta) a été choisi pour abriter un atelier sur la gouvernance inclusive de la migration. Une occasion pour les autorités de sensibiliser les jeunes de la localité sur les dangers de ce phénomène mais aussi de leur faire part des missions des Bureaux d’accueil, d’orientation et de suivi (Baos) qui, selon le secrétaire d’Etat en charge des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Diègane Sarr, seront implantés cette année dans les quatorze régions du pays.

Renforcer la gouvernance migratoire pour pouvoir lutter efficacement contre la migration irrégulière. Tel est l’un des principaux objectifs du gouvernement du Sénégal qui, cette année, a décidé d’installer dans chacune des quatorze régions du pays, un Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (Baos). A cet effet, le Directeur général d’appui aux Sénégalais de l’extérieur, Amadou François Gaye, a signé une convention avec les quatorze directeurs d’Agence régionale de développement (Ard) qui devront abriter ces Baos. C’était le samedi dernier à Toubacouta, lors d’un atelier consacré à la gouvernance inclusive de la migration, dans le cadre du projet «Gouvernance, migration et développement», mis en œuvre en partenariat avec l’Union européenne, par le biais de la coopération espagnole. Ces Baos dont la pertinence a été reconnue par les partenaires du Sénégal, selon le secrétaire d’Etat en charge des Sénégalais de l’extérieur, consacrent la territorialisation de la politique migratoire de notre pays et ont pour vocation d’offrir les meilleurs services aux populations pour leur assurer des choix dans leurs projets de voyage et demeurent aussi une vitrine pour une meilleure connaissance des opportunités existantes aux plans territorial, national voire sous-régional. «Cette innovation majeure, qui se fera avec le concours des Ard, devrait permettre de fédérer et de mettre en cohérence les interventions en faveur d’une migration citoyenne et responsable gage de succès pour les migrants et les potentiels candidats à la migration, d’où la place centrale que doivent occuper l’Administration déconcentrée et les collectivités territoriales», a soutenu Moïse Diègane Sarr. Qui indique, par ailleurs, que ces bureaux seront également des centres de ressources informationnelles ayant pour missions, entre autres, de guider, de conseiller, d’appuyer les jeunes pour un choix éclairé concernant leurs projets de voyage. Et pour la réussite d’une telle initiative, le secrétaire d’Etat plaide en faveur d’une implication de tous les segments de la société. C’est ainsi que, d’après lui, tous les gouverneurs de région seront mis à contribution pour la mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue multi-acteurs regroupant les autorités déconcentrées, les collectivités territoriales, les associations de migrants de retour, les femmes, les jeunes, les organisations de la Société civile ainsi que les partenaires au développement, en vue de réfléchir de manière inclusive sur les mécanismes aptes à résoudre les problèmes inhérents au phénomène, et mieux, à anticiper sur les facteurs de la migration irrégulière.
dndong@lequotidien.sn

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