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En perspective de la reprise des cours prévue demain, les collectivités territoriales ont été mises à contribution pour l’achat du matériel nécessaire au respect du protocole sanitaire. Cependant dans la région de Fatick, le Conseil départemental s’est fait remarquer par une inaction qui n’est pas du goût des acteurs de l’éducation, notamment des parents d’élèves. Ces derniers l’ont fait savoir hier en marge d’une réunion tenue à l’Inspection d’académie pour faire le point sur les dispositions prises en vue de rendre effective cette reprise.

Alors que les Conseils départementaux de Gossas et de Foundiougne ont cassé leur tirelire pour contribuer à la reprise des enseignements-apprentissages à nouveau prévue demain, celui de Fatick a plutôt brillé par son inaction. L’institution départementale dirigée par Omar Sène n’a, en effet, posé aucun acte allant en ce sens. Une attitude qui a fini de mettre le président de l’Union régionale des associations de parents d’élèves (Urape) dans une colère noire. Connu pour son franc-parler, Bouna Diouf n’a pas mis de gants pour faire part de sa déception. «Je n’ai aucune information selon laquelle le Conseil départemental de Fatick a apporté sa contribution à la reprise des cours. Si cela est avéré que ce Conseil n’a rien donné, nous, parents d’élèves, sommes fous de rage, nous sommes en colère», fulmine-t-il. «L’éducation est une compétence transférée. Donc, nous ne pouvons pas comprendre que le Conseil départemental de Fatick ne puisse pas apporter sa participation alors que ceux de Gossas et de Foundiougne ainsi que les Conseils municipaux l’ont fait. En tant que représentant des parents d’élèves, je dis bien, je suis noire de colère», martèle le non moins vice-président de la Fédération nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fenapes) hier, au sortir de la réunion convoquée par l’Inspecteur d’académie (Ia) de Fatick pour faire le point sur les dispositions prises en vue de rendre la reprise effective. Revenant sur ces dispositions, M. Diouf a affirmé que compte tenu des informations qu’il a obtenues de l’Ia lors de cette réunion, il est confiant et pense que les élèves peuvent reprendre les cours comme il se doit. Aussi a-t-il invité ses mandants à accepter que leurs enfants retournent à l’école parce qu’il est inconcevable que notre pays puisse connaître à nouveau une année blanche ou invalide.
Parlant au nom de ses collègues du G7 local, le responsable régional de l’Union démocratique des enseignants et enseignantes du Sénégal (Uden) a indiqué que, pour ce qu’il a vu, le dispositif est en place et permet une reprise des cours sans anicroche. Tout en réitérant l’engagement des enseignants à faire de cette reprise une réussite, Amadou Dramé n’en pense pas moins qu’il faut un suivi permanent de la part des autorités pour faire en sorte que pendant tout le processus, le matériel soit disponible en quantité suffisante.
Emboîtant le pas à ses prédécesseurs, l’Ia de Fatick a laissé entendre que tout est fin prêt pour la reprise. «Nous avons fait en sorte qu’au niveau de chaque école ou établissement, tous les éléments du protocole soient en place pour nous permettre de démarrer dans de bonnes conditions», assure Mamadou Niang. Interpellé sur le cas des écoles et établissements sans toilettes fonctionnelles ou sans eau, M. Niang a indiqué que la situation a bien évolué et que des solutions ont été trouvées çà et là. «Par exemple, dans la zone de Palmarin où les populations elles-mêmes sont confrontées à un problème d’accès à l’eau potable, c’est un camion-citerne qui sera mis en place pour assurer le ravitaillement des écoles et établissements en eau. Avec l’appui des parents d’élèves, des dispositions sont aussi prises pour ravitailler les autres établissements où il n’y a pas de point d’eau. Concernant maintenant les écoles sans toilettes, la région médicale nous a aidés à avoir des toilettes mobiles», soutient M. Niang qui assure qu’aucune école ne sera laissée en rade.

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