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Michel Bujold, président du Club.

Le Club des plus belles baies du monde pourrait prochainement se séparer d’un de ses membres, en l’occurrence le Delta du Sine-Saloum. Lequel, n’ayant pas honoré depuis 2013 ses cotisations qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 4 millions de francs Cfa, risque l’exclusion. Le ministre du Tourisme et des transports aériens qui cherche à promouvoir davantage cette zone est interpellé.

«Le Delta du Sine-Saloum pourrait être exclu du Club des plus belles baies du monde s’il ne paie pas ses arriérés de cotisation.» C’est la menace brandie jeudi dernier par le président de cette structure née en 1997, et qui compte aujourd’hui 44 membres à travers le monde. C’était lors d’un Comité régional de développement (Crd) consacré aux opportunités et obligations liées à la qualité de membre du Club des plus belles baies du monde. En effet, membre de ce club depuis 2005, le Delta n’a pas honoré ses cotisations depuis 2013. Ce qui fait que le montant cumulé de ses arriérés s’élève aujourd’hui à quelque 4 millions de francs Cfa.
En dehors de la problématique des cotisations, Michel Bujold a également fait des recommandations allant dans le sens d’un meilleur assainissement du Delta. Selon lui, il est important que la baie du Delta du Sine-Saloum soit maintenue propre puisque cela pourrait avoir des répercussions ailleurs dans le monde. «Nous sommes tous tenus de rendre notre baie belle, de faire un développement durable de façon à ce que les années à venir, nos enfants puissent eux-aussi profiter de cette baie», recommande-t-il avec insistance. Par ailleurs, M. Bujold a invité les acteurs locaux à une participation plus active du Sine-Saloum aux différentes manifestations du club, à l’image des congrès et des Assemblée générales.
Pour sa part, le président du Syndicat d’initiative du Sine-Saloum a demandé à la dizaine de collectivités territoriales qui bordent le Delta de les aider, dans la continuité des efforts fournis à l’époque par le défunt Conseil régional de Fatick, à pouvoir honorer leur engagement et se maintenir ainsi dans le club. Cela, à travers le respect de la cotisation annuelle qui s’élève à 60 mille francs Cfa par collectivité. Dans le même ordre d’idées, Issa Barro a aussi regretté que ces communes, non seulement ne cotisent pas, mais ne profitent pas du label «membre du Club des plus belles baies du monde» qui pourrait leur permettre de promouvoir leur localité et ainsi attirer les investisseurs. Mais également de pouvoir bénéficier d’un partenariat avec d’autres collectivités territoriales à travers le monde dans le cadre de la coopération décentralisée. Après avoir vanté les immenses potentialités touristiques et culturelles du Delta, M. Barro s’est demandé comment tout cela peut-il être davantage mis en valeur pour en faire profiter au maximum les populations riveraines.

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