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Les populations riveraines du site de l’Université du Sine-Saloum El hadj Ibrahima Niass (Ussein) demandent à Cheikh Oumar Hanne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, de respecter sa parole en procédant dans les meilleurs délais au paiement des impenses aux impactés par le projet de construction de cette institution. A défaut, elles ont menacé hier de bloquer purement et simplement les travaux en cours.

Accueilli par des populations en colère et arborant des brassages rouges, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation avait, le 1er juillet dernier, promis fermement de payer leurs impenses aux impactés de l’Université du Sine-Saloum El hadj Ibrahima Niass (Ussein), au plus tard le 15 juillet. Trois semaines après cette date marquant le lancement officiel des travaux de construction du site de Fatick de l’Ussein, c’est toujours le statu quo. Suffisant pour que les habitants de Poukham, Mbane, Ngouye et Pindodiohine, riverains dudit site, se mobilisent à nouveau pour demander à Cheikh Oumar Hanne de respecter sa parole. Mieux, ils ont menacé hier, lors d’un point de presse, d’arrêter tout bonnement les travaux en cours, s’ils ne sont pas payés. Certains, plus radicaux, se disent même prêts à y laisser leur vie, si cela s’avère nécessaire.
Selon le coordonnateur du collectif des impactés de l’Us­sein, en plus du non-respect par les autorités du délai de paiement des impenses, se pose également le problème de la modicité des sommes proposées et qui, pour l’essentiel, varient entre 600 mille et 1 million de francs Cfa. C’est la raison pour laquelle Babacar Diouf a demandé aux autorités de revoir à la hausse le système indemnitaire afin de permettre à chaque bénéficiaire de pouvoir acquérir une maison digne de ce nom. Un autre point, qui tient particulièrement M. Diouf à cœur, c’est la prise en compte des propriétaires de champs et de certaines personnes qui ont été omises au cours de l’identification des impactés.
Par ailleurs, le porte-parole des populations riveraines de l’Ussein a déploré les lenteurs notées dans la mise en place du site de recasement. «Dans le protocole d’accord, on était convenu que les maisons impactées devraient être déplacées sur un autre site de 30 ha avant le démarrage des travaux. Mais aujourd’hui encore, on constate la présence de ces maisons, ce qui peut constituer un réel danger pour les populations», regrette-t-il.
En revanche, Babacar Diouf s’est félicité du processus de recrutement de la main d’œuvre locale avec l’ouverture de bu­reaux de recrutement au niveau des sous-préfectures de Niakhar et de Tattaguine. Non sans lancer un cri du cœur au Président Macky Sall afin qu’il vienne en aide, selon lui, à ceux-là qui ont été les premiers à le soutenir pendant sa traversée du désert.
dndong@lequotidien.sn

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