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Le vice-président de la Fédération nationale des chefs de village salue l’annonce du chef de l’Etat de leur oc­tro­yer des rémunérations. Mamadou Faye plaide également d’autres avantages dus à leur rang.

Le vice-président de la Fédération nationale des chefs de village est aujourd’hui un homme comblé. Pour avoir fait de la revalorisation du statut des chefs de village son cheval de bataille, Mamadou Faye, ce gendarme à la retraite qui s’est confié au journal Le Quotidien, estime que le Président Macky Sall a sans doute entendu son cri du cœur lorsque, dans son discours du 3 avril, il a déclaré avoir demandé au gouvernement d’étudier les conditions de rémunération des chefs de village. «Si aujourd’hui le chef de l’Etat annonce sa volonté de nous rémunérer, c’est quelque chose que nous accueillons avec énormément de plaisir parce que  j’ai eu à adresser des correspondances aux autorités pour les inviter à revoir la situation des chefs de village. Ensuite, j’ai rencontré plusieurs autorités comme c’était le cas tout dernièrement avec le ministre de la Culture et de la communication, Mbagnick Ndiaye pour les sensibiliser», a soutenu le chef de village de Faoye, dans la commune de Loul-Séssène. Pour lui qui est par ailleurs le président de la fédération des chefs de village de l’arrondissement de Fimela et président de la fédération des chefs de village du département de Fatick, la revalorisation de leur statut est plus qu’une nécessité. «Les chefs de village rencontrent beaucoup de difficultés dans leur chefferie puis qu’ils endossent toutes les responsabilités des populations. Ce sont eux qui reçoivent tous les étrangers, ce sont eux qui hébergent et entretiennent tous ceux qui transitent par leur village. De plus, tous leurs déplacements pour le compte des populations se font à leurs propres frais et sans contre-partie», se désole-t-il.
Cependant, les problèmes de ces relais de l’administration territoriale ne se résument pas seulement à des aspects pécuniaires. «En plus de la rémunération, nous demandons qu’on mette à notre disposition un drapeau national en bon état parce qu’on voit dans certains villages des drapeaux en lambeau et où il peut même manquer une couleur. Nous avons aussi besoin de cachets pour authentifier les décisions que nous prenons, mais surtout celles qui doivent être signées par le ministre de l’Intérieur pour pouvoir justifier notre statut de chef de village», préconise M. Faye. Qui a également plaidé pour que les chefs de villages puissent également bénéficier de décorations dans les différents ordres nationaux pour leurs bons et loyaux services rendus à la Nation. La rencontre qu’ils auront avec le ministre Mbagnick Ndiaye le 9 avril prochain à Fatick leur permettra sans doute de passer en revue toutes ces difficultés auxquelles ils sont confrontés.
dndong@lequotidien.sn

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