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En plus de la lutte contre la propagation du coronavirus dans l’espace scolaire, les autorités académiques de la région de Fatick devront, cette année, faire face à un autre défi qui se trouve être la résorption du déficit en personnel enseignant, avec notamment un gap de 166 professeurs.

La volonté des autorités de faire démarrer les enseignements-apprentissages et dans les meilleurs délais risque d’être plombée par le déficit d’enseignants. Dans l’académie de Fatick, rien que pour le moyen-secondaire, le besoin en personnel enseignant est de 166 professeurs. Mais ce déficit est plus accentué en Education physique et sportive (Eps), Maths-sciences physiques (Msp), Maths-sciences de la vie et de la terre (Msvt), Histoire-géographie (Hg), Maths et Lettres-histoire-géographie (Lhg) où le gap est respectivement de 27, 19, 17, 13, 11, 10 professeurs. Cependant, l’Inspec­teur d’académie (Ia) de Fatick qui a partagé ces informations hier au terme de la traditionnelle tournée de rentrée des classes ne désespère pas que ce gap pourrait être comblé prochainement. Ainsi, Mamadou Niang compte sur les nouveaux sortants de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef), sur éventuellement le recours aux chargés de cours et les sortants des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (Crfpe), pour ce qui concerne l’élémentaire dont le déficit n’a toutefois pas été communiqué. Sous ce rapport, il faut noter que sur la cinquantaine de sortants de l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et du sport (Inseps), cette année, l’académie de Fatick n’en a reçu que trois seulement. Ce qui risque de ne pas rendre les choses faciles pour la résorption du gap en Eps.
Par ailleurs, M. Niang s’est félicité du fait que dans les différents écoles et établissements visités dans la commune de Fatick, la rentrée des classes est effective avec la présence aussi bien des élèves, des enseignants que du personnel administratif. «Toutes les dispositions sont prises pour que les cours puissent démarrer dans les meilleurs délais. En tout cas nous sommes satisfait de ce que nous avons vu, même s’il y a des améliorations à apporter, notamment l’augmentation du nombre de lavoirs, entre autres», a-t-il fait savoir. Abondant dans le même sens, l’adjoint au gouverneur en charge des Affaires administratives a, de plus, magnifié la collaboration des collectivités territoriales dans le cadre de la mise en place du dispositif sanitaire contribuant à rendre la rentrée effective. En outre, El hadj Malick Sémou Diouf a invité les différents acteurs de l’école à veiller au respect strict du protocole sanitaire afin d’éviter à notre pays une deuxième vague de Covid-19. Sur un autre registre, l’autorité administrative a prévu d’organiser des concertations entre les acteurs en vue d’obtenir des autorités supérieures l’érection d’un nouveau lycée d’enseignement général dans la commune de Fatick. La construction d’une telle infrastructure est plus que nécessaire aujourd’hui parce que le lycée Coumba Ndoffène Diouf, le seul de la capitale du Sine, ne peut plus contenir le flux d’élèves qui y sont régulièrement orientés. La preuve, pour désengorger cet établissement qui a reçu 721 élèves de Seconde cette année, les autorités académiques ont été amenées à délocaliser quatre classes de Seconde au niveau du Cem 3, en attendant la matérialisation de cette très forte doléance des populations.

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