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C’est devenu un rituel. Pour la 11e édition, les Fatickois se sont encore retrouvés samedi dernier devant le cimetière musulman de Peulgha pour prier pour le repos de l’âme de ceux qui y reposent. A cet effet, l’initiateur de cette manifestation, l’imam Mamadou Aladji Diallo, a lancé un appel à la paix et à la concorde nationale.

La devanture du cimetière de Peulgha a encore refusé du monde samedi dernier. En effet, comme c’est le cas depuis 11 ans maintenant, ce sont des centaines de personnes, parmi lesquelles des autorités administratives, territoriales, religieuses, des notables et de simples croyants de Fatick, qui se sont ruées vers le plus grand cimetière musulman de la capitale du Sine pour formuler des prières à l’intention de ceux qui y reposent pour l’éternité. «L’initiative d’organiser cette séance de prières découle d’une prise de conscience de notre part qu’un jour ou un autre, nous allons rejoindre les personnes que le Tout-puissant a bien voulu rappeler à Lui et qui reposent dans ce cimetière. Et pour cela, nous n’avons pas jugé nécessaire de demander un soutien de quelque nature que ce soit et de la part de qui que ce soit», a d’emblée expliqué l’imam Mamadou Aladji Diallo. Lequel de s’empresser de demander aux uns et aux autres de cultiver la paix et la concorde nationale, parce que «rien de durable ne peut se construire sur terre sans la paix», fait-il remarquer. Avant de renchérir : «Pourquoi lorsque quelqu’un salue son prochain, ils se souhaitent mutuellement la paix, mais souvent il leur est difficile de vivre en paix», s’interroge-t-il. Tout en invitant les gens à une introspection pour donner un vrai sens à l’expression «assalamou aleykoum» (que la paix soit avec vous). Dans le même ordre d’idées, l’imam Diallo a souhaité que les gens aient la culture de l’entraide, mais dans la discrétion. «Il y a certaines façons d’aider quelqu’un qui ressemblent plus à du voyez-moi qu’à autre chose et çà, ce n’est pas bien», a-t-il regretté.
Sur un autre registre, le chef religieux a invité les Fatickois à œuvrer pour l’émergence de la cité de Mame Mindiss à travers par exemple des investissements, parce qu’il dit être convaincu que Fatick ne sera que ce qu’en feront ses fils et ses filles. Auparavant, l’adjoint au gouverneur en charge des Affaires administratives, Sahite Fall, s’est beaucoup félicité de l’organisation de cet événement. Par conséquent, il a souhaité que les prières formulées pour le repos de l’âme des disparus ainsi que pour la paix et la concorde nationale soient exaucées. Surtout en cette période où la publication des premiers volumes de l’Histoire générale du Sénégal (Hgs) a fini d’installer une grande polémique dans le pays.

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