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A travers des émissions interactives organisées hier au niveau des radios communautaires locales, le bureau de Foundiougne de l’Ong Wetlands international a cherché à mieux sensibiliser les populations sur les stratégies de conservation et de régénération de l’écosystème mangrove, entre autres. C’était dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la mangrove, instituée depuis 2015 par l’Unesco.

Des études ont montré que 80% des efforts de plantation de mangrove échouent, car le sol, l’eau, les espèces et le contexte social ne sont pas suffisamment pris en compte. Partant de ce constat, Wetlands international, dans ses efforts de préservation de l’écosystème mangrove, a saisi l’occasion de la Journée internationale de la mangrove, célébrée hier, pour inviter les communautés à créer les bonnes conditions pour permettre à la mangrove de repousser naturellement. A cet effet, renseigne Ibrahima Hama, chargé de la communication du bureau de Wetlands international basé à Foundiougne, les radios communautaires partenaires de ladite Ong dans la région de Fatick ont été mises à contribution à travers des émissions interactives pour conscientiser les populations d’abord sur la nécessité de préserver la mangrove, ensuite et surtout sur les stratégies de faire regénérer cet écosystème efficacement. «Cette année, nous voulons que les radios communautaires soient au cœur de la célébration de la Journée internationale en étant en contact avec tous les acteurs intervenant dans les zones d’écosystème mangrove comme le delta du Saloum», a indiqué M. Hama. Qui ajoute : «Le message clé que nous voulons relayer à travers ces radios est de se dire qu’avant de planter la mangrove, il faut préalablement bien étudier la situation, voir si le contexte est favorable, si les variétés choisies sont les bonnes etc.» Tout en précisant que le reboisement n’est pas le seul moyen de préservation de l’écosystème mangrove. «Il y a plusieurs façons de conserver la mangrove. Par exemple à Dassilamé Sérère (dans le département de Foundiougne), les gens contribuent à la conservation de la mangrove en faisant de l’apiculture. Ici, les abeilles produisent du miel de mangrove très prisé, mais avec leur agressivité, elles jouent en même temps un rôle de gardiennes en empêchant la coupe de la mangrove», a fait savoir Ibrahima Hama.
Par ailleurs, il faut souligner que toujours dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine mangrove, Wetlands international, en partenariat avec l’Inspection d’académie de Fatick, met en œuvre depuis l’année dernière un projet dénommé Mangrove capital africa (Mca) grâce auquel 27 Clubs environnement mangrove (Cem) ont été mis en place dans certains établissements et écoles de l’académie. A terme, l’objectif de ce projet est de parvenir à faire intégrer dans les curricula officiels les questions relatives à la conservation des écosystèmes de mangrove.

dndong@lequotidien.sn

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