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«Après 22 ans de pouvoir, il était temps de changer. Le peuple, à travers sa carte d’électeur, a manifesté sa liberté de choisir ses dirigeants». Madame Fatu Jagne Senghor, la Directrice de l’Ong Article 19, très active en ce qui concerne les droits de l’Homme et la liberté d’expression, notamment en Gambie, n’a pas manqué de manifester sa joie lorsqu’il a été annoncé que le président sortant Yahya Jam­meh reconnaissait sa défaite à la Présidentielle du premier décembre. Sa plus grande joie, ainsi que celle de beaucoup d’observateurs, était de constater que le changement en question avait lieu «dans la paix et par la voie des urnes».
La priorité, selon Fatu Jagne Senghor, est maintenant, pour la Gambie nouvelle, «de se retrouver avec ses enfants, surtout ceux de la Diaspora». Elle a noté que, du fait des restrictions à la liberté et de la forte répression, beaucoup de Gambiens se sont éparpillés à travers le monde. Cela constitue, selon elle, autant de ressources humaines perdues, qui auraient pu aider à l’édification du pays. La réconciliation entre les Gambiens est donc une étape importante, pour panser les plaies de 22 ans de dictature de Yahya Jammeh.
Cela fait, il faudrait également pour les nouveaux dirigeants, songer à redresser l’économie du pays, et cela passe par la restauration de l’image du pays à l’étranger, et l’amélioration de ses relations avec l’étranger, et notamment avec le Sénégal. La dirigeante de l’Ong Article 19 a rappelé que ce n’est un secret pour personne que «les deux pays ont entretenu des relations heurtées, même au niveau des dirigeants. Mais les deux peuples sont frères. Beaucoup de ressortissants gambiens vivent au Sénégal, et vice-versa. Le Sénégal a donc un rôle à jouer dans la restauration de la crédibilité de la Gambie.

mgueye@lequotidien.sn

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