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Le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) a été relaxé purement et simplement par le Tribunal correctionnel dans le cadre du dossier judiciaire qui l’opposait à son ex-femme.

Après des mois de suspicion et de polémiques, Abdoul Mbaye a été édifié sur son sort. Il est même soulagé. L’ancien Premier ministre est sorti vainqueur du différend qui l’opposait à son ex-épouse. Le Tribunal correctionnel a estimé qu’il n’est pas coupable des délits de faux usage de faux et complicité de ce chef. Le juge a relaxé purement et simplement le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) et a débouté la partie civile de sa demande estimée à 500 millions de francs Cfa.  Par contre, la même chance n’a pas souri à l’officier d’état civil  Cheikh Diop, qui a été condamné pour faux et usage de faux à 6 mois assortis de sursis.

«Je n’ai jamais cessé de douter en la  justice de mon pays»
En tout cas, le juge a pris exceptionnellement  tout son temps pour lire toute la décision. Ce qu’il n’a jamais fait auparavant où il se limitait seulement à dire le verdict.  Cette décision n’a pas déplu aux avocats de la défense. «Nous sommes très satisfaits de la décision», a dit Me Baboucar Cissé. «C’est le droit qui a été dit et  qui donne une victoire à la défense. Dans cette affaire, c’est la dame Aminata Diack, qui devait être poursuivie en ce sens qu’elle a accepté le changement de régime en signant la demande de proposition. Elle a fait usage de ce document pour une transaction immobilière. Comme le couple a des enfants, la défense ne veut pas poursuivre la dame pour procès abusif», explique Me Bamba Cissé.
Après la lecture du délibéré, l’ex-Premier ministre a soldé ses comptes et salué l’indépendance de la justice. Alors qu’il a tout le temps répété qu’il s’agissait d’un procès politique. Il dit : «Le délibéré a été vidé. La vérité a été dite. La justice a été rendue. Je n’ai jamais cessé de douter en la justice de mon pays, bien que reconnaissant que l’un de ses pans, sans doute mineur, a donné l’impression de s’être mis au service du Pouvoir exécutif. Utilisant abusivement une affaire totalement privée, certains de mes adversaires politiques ont cherché à me salir, me traînant dans la boue, utilisant les voix heureusement peu crédibles d’hommes ou femmes politiques de leur clan et de quelques journalistes à leur solde pour alimenter tout ce dénigrement, toute cette vindicte. Mon seul engagement politique en valait-il la peine ?»
justin@lequotidien.sn

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