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Les Forces démocratiques du Sénégal (Fds) conditionnent leur participation au dialogue national prévu aujourd’hui à la satisfaction de leurs «quatre exigences préalables». «Le dialogue ne doit pas être un conclave entre les élites. Il doit prendre la forme d’un espace d’interpellation démocratique pour permettre aux citoyens de poser directement des questions à leurs mandataires nationaux, le président de la République au premier chef», indiquent Babacar Diop et Cie dans un communiqué. Ils estiment, en effet, «qu’il ne peut y avoir de dialogue national sérieux sans la révision du procès de Karim Wade et la libération de Khalifa Sall». Mais aussi ils considèrent que les thèmes à discuter ne peuvent pas se réduire à l’évaluation de la Présidentielle de février dernier, au Code électoral ou encore à la date d’organisation des élections locales. «Les Sénégalais exigent plus d’influence, une démocratie plus approfondie. Ils attendent de la vie politique qu’elle défende le bien public», soulignent-ils. Et, apparemment l’annonce du chef de l’Etat de mettre en œuvre les conclusions consensuelles issues du dialogue politique ne semble pas suffire. Mahmouth Saleh,  camarade de parti et directeur de Cabinet politique du Président Sall, «n’est pas une voix autorisée». «Personne ne peut parler à sa place sur cette question. C’est à lui seul de s’engager sur l’honneur devant le Peuple et devant l’histoire qu’il appliquera les conclusions et recommandations du dialogue politique», trouvent les membres de ce mouvement de l’opposition.
A ce propos, ses alliés de Idrissa Seck lors de la dernière Présidentielle invite «vivement et solennellement» l’opposition et la coalition Idy2019 à «surseoir leur participation au dialogue national». Tout indique, en tout cas, que le parti Rewmi compte bien être au Palais aujourd’hui puisque le Frn dont il est membre sera représenté par Mamadou Diop Decroix. Mais Babacar Diop et ses camarades appellent ainsi à la mise en place d’une plateforme politique large pour organiser la résistance populaire afin de défendre le projet démocratique. Car, estiment-ils, «à l’image de la première édition du dialogue national de mai 2016, celle prévue ce 28 mai est partie pour être une autre supercherie».
mfkebe@lequotidien.sn

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