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Le président de la Fecafoot, Tombi A Roko Sidiki, de passage à Paris après le congrès de la Caf à Rabat, a réaffirmé  que le Came­roun organisera bien la Can 2019, «un engagement personnel du Président Paul Biya».

Actualité oblige, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est revenu sur le changement de format de la Can 2019 et affirme que le Cameroun sera prêt pour accueillir la compétition. «Le Cameroun est une locomotive du football africain. La meilleure manière pour nous de soutenir la vision du nouveau président de la Caf, c’est d’accepter ce nouveau format de 24 équipes et ses nouvelles dates (juin- juillet). Et je pense que c’est un défi largement à la portée du Came­roun, qui est un grand pays», a soutenu Tombi A Roko Sidiki.

Le Président Paul Biya tient à offrir la Can à la jeunesse camerounaise
Et le patron du foot camerounais d’ajouter : «La Can 2019 était un engagement personnel du président de la République, Paul Biya qui tenait à offrir ce cadeau à la jeunesse camerounaise. Donc je pense que le Cameroun relèvera ce défi et organisera la compétition dans les conditions actuelles, avec les 24 équipes et six groupes.»
L’organisation d’une Coupe d’Afrique des Nations avec 16 pays n’était déjà pas une sinécure. Maintenant avec 24 pays, ce sera plus qu’un casse-tête chinois. Le Cameroun devra désormais redoubler d’efforts et revoir ses plans s’il tient à accueillir sur son territoire la grand-messe du football africain en 2019.
Au-delà d’une révolution, cette décision semble camoufler les intentions que certains avisés prêtaient au Malgache Ahmad Ahmad de vouloir tout faire pour retirer au Cameroun l’organisation du plus prestigieux événement sportif du continent «en guise de vengeance contre son prédécesseur, le Camerounais Issa Hayatou qui avait retiré la Can U17 2017 à Madagascar au profit du Gabon».

500 milliards Cfa pour une Can à 24
En termes d’infrastructures sportives par exemple, le pays organisateur devait avoir quatre stades pour les matchs, et 20 stades d’entrainement (soit 16 pour les pays qualifiés et 4 pour les arbitres). Avec cette révolution que vient d’apporter le nouveau président de Caf, ces besoins vont de facto augmenter au 1/4. De même que les autres aspects contenus dans le cahier des charges.
A moins de deux ans de l’échéance, le Cameroun qui peinait à rassurer se retrouve dans une situation davantage embarrassante. Outre la construction des stades, le Cameroun se doit de se rassurer puisque la nouvelle période de la phase finale de la Can coïncide avec la grande saison des pluies.
Financièrement mal en point, le pays de Paul Biya a contracté auprès du Fonds monétaire international (Fmi), un prêt de 400 milliards. Et si on s’en tient à la dernière édition de la Can, l’on peut déduire que le Cameroun aura besoin d’au moins 500 milliards Cfa pour respecter le cahier des charges de la Caf. L’enveloppe de la 31e édition de la Can gabonaise s’est chiffrée à 463 milliards, alors que la compétition se disputait avec 16 pays. Le Cameroun dont la situation économique n’est guère reluisante, ira-t-il jusqu’au bout de son engagement ? Affaire à suivre…
Avec Camfoot

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