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Moussa Baldé, ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural.

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) a procédé hier, au lancement d’un nouveau projet dénommé Feed the Future Sénégal Dundël suuf, visant à résoudre les défis liés à la fertilisation des sols, aux subventions et à la réglementation sur les engrais au Sénégal. Financé à hauteur de 4,8 milliards de francs Cfa, ce projet, qui va durer de trois ans, couvre 13 régions du Sénégal.

Le gouvernement américain poursuit son engagement aux côtés du gouvernement sénégalais pour promouvoir une sécurité alimentaire et nutritionnelle. A preuve, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) vient d’initier un nouveau projet dénommé Feed the Future Sénégal Dundël suuf, pour le pays. Financé pour une valeur de 8 millions de dollars, soit plus de 4,8 milliards de francs Cfa, par le gouvernement américain, ce projet vise «à résoudre les défis liés à la fertilisation des sols, aux subventions et à la réglementation sur les engrais au Sénégal». Il cible les agriculteurs des zones agro-écologiques de la Valée du fleuve Sénégal, du Bassin arachidier, des Niayes, de la Casa­mance et du Sénégal oriental. Ces zones couvrent les régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel, Louga, Tam­ba­counda, Kédougou, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, Thiès, Saint-Louis et Matam.
Ainsi, estime le Secrétaire général du ministère de l’Agricul­ture et de l’équipement rural, qui présidait le lancement officiel, «le projet Dundël suuf répond au besoin d’amélioration de la productivité des terres pour réduire la faim, la malnutrition et la pauvreté. D’après Papa Malick Ndao, «il permettra d’accompagner les structures de l’Etat dans la caractérisation et la cartographie des sols dans les zones d’intervention ; la mise en place et la diffusion à grande échelle de formules d’engrais améliorées et appropriées ; l’application de la réglementation sur les engrais et le contrôle de qualité».
En effet, «l’utilisation de formules d’engrais inappropriées, l’absence d’adoption de produits et de technologies d’engrais améliorés, la mauvaise application des règlements de contrôle de la qualité des engrais et l’inefficacité du programme de subventions sont les principaux défis auxquels est confronté le secteur agricole sénégalais», selon la coordonnatrice nationale du projet. Dr Mbène Dièye Faye indique ainsi que Dundël suuf fera la promotion de la sécurité alimentaire dans les zones d’influence de Feed the Future, c’est-à-dire à Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Saint-Louis et Matam, en mettant l’accent sur le riz, le maïs et le millet, l’arachide, les légumes qui sont des cultures importantes pour les producteurs des cinq zones agro-écologiques qui englobent les zones d’influence de Feed the Future, une initiative du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique lancée en 2011 pour combattre la faim et l’insécurité alimentaire dans le monde.
A ce propos, assure le directeur du Bureau de croissance économique de l’Usaid Sénégal, Dundël suuf, a pour ambition de booster la productivité agricole afin de réduire la faim, la pauvreté et la malnutrition. Pour cela, informe David Yanggen, «le secteur privé bénéficiera d’un appui pour mettre sur le marché de nouveaux engrais adaptés aux niveaux de fertilité des sols et des technologies appropriées pour leur utilisation efficiente».
La mise en œuvre de nouveau projet sera assurée par le Centre international pour le développement de la fertilisation (Ifdc en anglais).
«En se lançant dans cette initiative, l’Ifdc est ses principaux partenaires empruntent la porte d’entrée des sols agricoles pour les nourrir sainement avec des fertilisants minéraux et organiques associés à de bonne pratiques agricoles pour tirer le maximum de profit des semences de qualité disponibles de donner des gains durables de rendements dans un contexte de péjoration climatique», déclaré Dr Bocar Diagana. Le représentant de cette organisation à but non lucratif de prôner «la gestion intégrée de la fertilité des sols qui repose, entre autres, sur le principe de complémentarité plutôt que de substitution entre les schémas de fertilisation des sols pour engager l’agriculture sénégalaise dans une voie durable d’accroissement de sa productivité, de préservation de l’environnement, d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de forte pression démographique sur les terres arables et de demande croissante et variée pour les produits agroalimentaires». L’Ifdc, soutient Dr Diagana, «s’enorgueillit déjà de pouvoir cheminer avec tous les acteurs de la chaine de valeurs des engrais, privés comme publics, pour créer ensemble les conditions pertinentes d’augmentation durable de la productivité agricole nécessaire pour aider l’Etat du Sénégal à répondre efficacement au triple défi de la sécurité alimentaire et nutritionnel, de la pauvreté et de la faim».

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