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L’association, Femmes, enfants, migrations et développement communautaire (Femidec), présidée par Ngoné Ndoye, a  décliné hier ses objectifs et ses missions pour la protection des femmes et des enfants migrants.

Ancienne ministre des Sénégalais de l’extérieur, Ngoné Ndoye a une certaine expérience en migration à partager. Pour promouvoir le droit des femmes et des enfants migrants, l’association Femmes, enfants, migration et développement communautaire (Femidec) a été présentée hier aux différents acteurs (Etat, émigrés, parents d’émigrés ou femmes de migrants). «Nous avons voulu monter que dans la population migrante, il y a ceux-là qui la vivent pleinement et les autres qui la subissent comme les femmes et les enfants», analyse, Ngoné Ndoye, présidente de Femidec. En marge de cette activité, Mme Ndoye a procédé à la présentation de ladite association, qui a pour but de lutter pour le renforcement et le respect des droits des femmes et des enfants migrants. Parce que, justifie-t-elle, ces derniers sont souvent oubliés dans les politiques migratoires. Femidec s’est donc donnée pour mission, d’abord, de recenser les Sénégalais de l’extérieur pour promouvoir un plan de retour effectif dans leur pays d’origine. Mais, pour le député Cheikh Oumar Sy, cet exercice ne sera pas de tout repos pour les initiateurs car le problème lié au retour des migrants n’est pas que financier ou social, il est psychologique, car ces migrants ne se considèrent plus comme des Sénégalais. Ce qui n’empêche pas la présidente de l’association de reconnaitre que même si la migration est faite de calamités, elle est source du développement durable grâce au rapprochement de ces émigrés et à leur participation à la gestion de leur localité d’origine. Elle est convaincue que ces Sénégalais, de retour au bercail, sont capables d’offrir une expertise dans tous les domaines susceptibles d’aider au développement de leur pays.
De ce fait,  l’association Femidec s’est donnée plusieurs missions dans l’accomplissement de son travail depuis sa création en 1998. D’abord, informe Mme Ndoye, il faut travailler sur les juridictions pour l’avènement d’une législation très forte à laquelle nul  ne pourra déroger.  Autrement dit, un renforcement juridique des droits des femmes et des enfants, une protection des enfants défavorisés ou victimes d’abus, la détection et la promotion des femmes leaders sont nécessaires.  Ce qui nécessite d’abord  l’information et la formation des femmes et des enfants. Les couches défavorisées (femmes-enfants) n’ont pas accès à l’information, selon elle, à cause de la barrière linguistique. Alors il faut «les former, les préparer, les intéresser, les faire participer aux programmes qui leur sont destinés». Après cela, il s’agira pour la Femidec de trouver des moyens «simples et  honnêtes» et ne pas attendre l’Etat ou les organismes internationaux, mais par «leurs pulsions propres et personnelles», pour mener son combat.
msfaye@lequotidien.sn

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